mardi 24 juin 2014

Regards d'artistes, regards d'amour

Regards d'artistes, regards d'amour...

Parce qu'ils offrent au monde une clé vers le haut, une clé vers le beau, une clé vers la paix,
Parce qu'ils nous font rêver, parce qu'ils nous font Croire... 

Illustres ou trop méconnus,
Musiciens, chanteurs, écrivains, dessinateurs, sculpteurs... 

Passeurs de musiques oubliées qu'ils font revivre avec fougue et talent, troubadours des temps modernes, magiciens des mots, chercheurs d'étoiles, de cailloux ou de perles rares, modeleurs de formes nouvelles...

Artistes variés, atypiques, uniques et unis par ce souffle de Vie , MERCI, le monde a tant besoin de vous... 


Le Grand Jordi Savall, violiste, chef de choeur, chef d'orchestre, homme de Paix et de Savoir... 


Patrizia Bovi et quelques musiciens de l'ensemble Micrologus ( Goffredo Degli Esposti, Simone Sorini et Gabriele Miracle), passeurs éclairés d'un répertoire médiéval injustement oublié...


Yvon Repérant, claveciniste, inlassable amoureux de la musique ancienne et baroque.


Guilam, auteur-compositeur, chanteur, inventeur de mots et de mélodies, passeur d'émotions.


Joséfa, auteur-compositrice, chanteuse , donneuse de joie !



Georges Lemoine, illustrateur, dessinateur, éternel rêveur amoureux des oiseaux et des fleurs...


Guy Baudat, sculpteur, artiste inclassable, atypique, Homme Libre. 


Joëlle Combes, auteur, poète, Battante !


Merci à vous,
Vive la Vie !
Et merci à mon Leica capteur d'étoiles et à J-Claude qui veille, là-haut.

Héloïse


Photographies : Leica M3, Héloïse Combes 2014 tous droits réservés. 






lundi 10 février 2014

Tant d'âme à ça...

Un montage et quelques sourires posés sur ma chanson "Pas d'âme à ça" :



Les hommes courent, langue pendue
Après l'argent, les ambitions
Démesurées, les tentations
De pacotille. Pantins perdus

Clamant... qu'il n'y a pas d'mal à ça
Alors... qu'il n'y a pas d'âme à ça...

Pas d'âme, pas d'âme, pas d'âme à ça...
Rêvant de courir, éperdus,
L'âme bleue fondue dans les nues.

Les hommes admirent les géants,
Corps plastifiés et cœurs de pierre
Murés dans des tours de béton
Qui font fructifier l'univers

Clamant... qu'il n'y a pas d'mal à ça
Alors... qu'il n'y a pas d'âme à ça.

Pas d'âme, pas d'âme, pas d'âme à ça...
Rêvant en secret de danser,
Enfants, les pieds dans la rosée.

Les hommes boivent dans des calices
Le vin de la bonne parole,
Lui donnant au gré de leurs vices
Toutes les formes les plus folles.

Clamant... qu'il n'y a pas d'mal à ça
Alors... qu'il n'y a pas d'âme à ça...

Pas d'âme, pas d'âme, pas d'âme à ça...
Rêvant d'une simple cabane
 Au milieu de la douce avoine.

Les hommes font de grandes choses,
De grandes guerres, de grands discours
Avant de faire une overdose
Face à leur propre démesure

Clamant... qu'il n'y a pas d'mal à ça
Alors... qu'il n'y a pas d'âme à ça...

Pas d'âme, pas d'âme, pas d'âme à ça...
Rêvant, un matin, éblouis
De voir l'infiniment petit.

"Pas d'âme, pas d'âme, pas d'âme à ça... "

















mercredi 4 décembre 2013

Solitude de brume et d'or



Dans le petit matin mouillé, brumeux, frisquet, sauvage.

Le nez au vent. Les pieds dans la boue.
Le Leica autour du cou. Son poids, sa présence, familiers, précieux.

La joie dans une poche, et la peine dans l’autre, comme deux sœurs inséparables.

Dans le cœur, un pêle-mêle d’épines, de perles, de cailloux, les fantômes avec les vivants, les chevaux de l’enfance galopant aussi haut que les oiseaux des rêves, loin au-dessus des manques et des misères qui montrent les crocs avant de se fondre dans le brouillard.

Il suffit d’accepter que tout soit ainsi. Multiple. Paradoxal. Mélangé. Tremblant dans la lumière. Insaisissable. Quand c’est accepté, tout est bien, finalement. 
Tout est bien.  

Extrait de "Pitres, dans la Lumière"









--- Grâce ---

Il est des moments de grâce, où chaque détail possède à la fois la finesse, l’insignifiance et la beauté de l’air traversé par une aile de papillon.

Extrait de "Pitres, dans la Lumière"














mardi 5 février 2013

L'annonce


J’ai été faire développer ma pellicule en urgence. Parce que j’étais impatiente de vous communiquer une nouvelle de la plus haute importance:
Hier matin j’ai rencontré mon premier amandier en fleurs !

Une douceur nouvelle perlée de chants d’oiseaux tentait une percée entre deux rafales de mistral glacé. Il flottait dans l’air cette sensation qu’un événement heureux est sur le point de se produire.

Les fleurs en flocons jetées sur le ciel bleu semblaient lui parler à la fois des neiges de l’hiver passé et des papillons du printemps à venir.

A déjà dix heures, la lumière avait quelque chose de la fraîcheur immaculée des premières lueurs de l’aube. Ce n’était plus celle, plombée, crue ou voilée, d’aucun jour d’hiver. Pas encore tout à fait celle fine et dansante qu’acclameraient bientôt les nez-trompettes des jonquilles.

Je ne saurais dire ce qu’il y avait de profondément bouleversant. Les fleurs blanches et le tronc noir en contraste cinglant. Ces beaux paysages de garrigue lavés par cette lumière-eau de source.
Cette sensation d’amour avant l’amour, de paix avant la vie.
Cette bouffée d’espoir avant la révélation.
Les prémices d’une nouvelle saison -d’une nouvelle enfance, d’une nouvelle naissance, d’une nouvelle ère…-
L’hiver saluant fraternellement le printemps avant de s’éclipser.



Photographies, tirage argentique, Leica m3


mardi 25 octobre 2011

Mères du monde

Poursuite de la série Reflets-regards croisés, avec un de mes poèmes et de beaux portraits de Chiloedream, le captain-photographe-voyageur.





Mères du monde,
Mères douces,
Aux quatre coins du monde
Voyez nous tous

Petits et grands,
Riches, mendiants,
Du premier jour de notre vie
A notre dernière heure.
Lui, qui court comme une fourmi,
Et cet enfant qui pleure;
Humains de toutes les couleurs,
Soldats qui meurent;
Celui-ci qui chante
Et cette femme qui enfante…

Mères du monde,
Mères douces,
Mères fécondes,
Bercez nous tous

Dans vos bras profonds et blancs
Comme neige
-Bras berceaux-
Sur vos seins ronds et vivants,
Et chauds
Comme le pain qui lève.

Endormez les petits enfants
Pour qu’ils renaissent au matin
Frais comme la rosée,
Vigoureux, un sourire au coin
Des lèvres, tout prêts à se lancer
Dans leurs jeux frétillants.

Apaisez la folie des grands,
Hommes et femmes.
Laissez leur vous crier cette rage qui couve
Détresse profonde, animale. Loups, louves
Nous hurlerons, et soudain, un jour de printemps
Nous n’aurons plus ni cris ni larmes.

S’il n’est pas de votre ressort
De changer le cours du destin
Et nous montrer notre chemin,
Tendez nous déjà vos deux mains
Qui donnent paix et réconfort.

Mères du monde,
Mères d’amour.












samedi 3 septembre 2011

Prière aux moineaux

P



Mon Dieu qui êtes un moineau,

Ne me donnez pas la stabilité,
On vous l’a déjà tant demandée
Qu’elle a fichu le camp, vos ailes déployées.
Laissez moi l’insécurité,
Mais laissez moi aussi la faculté
De pleurer la fêlure d'un ciel changeant,
De projeter mon cœur tremblant
Au milieu des oiseaux.



Mon Dieu qui êtes un enfant,

Ne me donnez pas la raison,
On vous l’a déjà tant demandée
Qu’elle ne pèse pas lourd à votre baluchon.
Laissez moi le doute et l’anxiété,
Mais laissez moi aussi la faculté
De mourir de douceur à la vue des flocons,
De renaître à la vie par quelques gouttes d’eau
Et courir dans le vent.



Mon Dieu qui êtes un clown,

Je ne veux pas être sage, on vous l'a trop,
Ça encore, beaucoup trop demandé
Et vous n’avez pas ça sous votre chapiteau.
Laissez moi le tourbillon de la folie,
Mais laissez moi aussi la faculté
De rire de tout et de moi-même,
La bouille enfarinée au dessus des problèmes
Avec un gros nez rouge.




Mon Dieu qui êtes un caillou,

Ne me donnez pas la richesse,
On vous l’a déjà tant demandée
Que vous êtes à sec depuis deux ou trois siècles.
Laissez moi aller nue, ou les poches percées,
Mais enfoncez vous dans mon cœur
Et laissez moi la faculté
D’apprécier la valeur
De ce bonheur un peu fou.




Mon Dieu qui êtes un mirage,

Ne me donnez pas l’amour parfait,
On vous l’a déjà tant demandé
Qu’il est devenu aussi fuyant que votre image.
Laissez moi donc l’orage,
La passion et l’incertitude,
Mais laissez moi aussi la faculté
D’Aimer, et étoilez ma solitude
De tendres visages.



Mon Dieu qui êtes un courant d’air
A défaut d’être une farce,
Quand vous passez, fugace,
Voyez, j’ai la tête à l’envers,
Je bois du vin, je fume trop,
J’ai froid, puis non, j’ai plutôt chaud,
Je suis transcendée
Par les yeux d’un hibou,
Je suis déchirée,
J’ai le cœur aigre-doux,
Je suis bienheureuse,
Ou très malheureuse,
Joyeuse, exaltée,
Calme ou apeurée…

Peu importe, ne changez rien.
Laissez moi l’enfance, le soleil et le givre,
Laissez moi surtout l’extase de Vivre,
Et tout ira bien.


Au nom des moineaux,
Des cailloux
Et des clowns aux nez rouges,

Amen… euh, Héloïse

mardi 30 août 2011

Le repos des crabes


Mon petit Roman, hier, sur la plage:

 


« J’ai mis un bracelet ( de laine, fait par sa sœur), mais c’est pas pour être une fille, hein, c’est pour partir à l’aventure, là-bas, sur un bateau ! »

Puis, après quelques secondes de réflexion:
« Tu viendras avec moi, maman ? »
J’ai dû sourire, d’un sourire qui disait en silence « Bien sûr mon chéri, avec ta petite main dans la mienne, j’irais au bout du monde ».

Le même, quelques instants plus tard:



« J’ai mis les crabes dans la piscine, avec des coquillages et des algues pour s’ils ont faim. Ça les repose un peu de la mer. »

Le bracelet qui donne le courage de braver l‘horizon, les coquillages brisés dans la piscine à crabes, seuls les petits enfants peuvent inventer de pareilles histoires, rêver de pareilles connexions entre les choses.

         Qui d’autre qu’eux se soucierait du repos des crabes ?

Et c’est toute la journée comme ça, des phrases qui fusent, tendres, charmantes, désarmantes de vérité ou à se tordre de rire, des attentions pour les moineaux, les tortues, les fourmis…

Les petits enfants pourraient écrire les livres les plus beaux, mais ils n’ont que faire d’écrire des livres, ils préfèrent se contenter de vivre, et ils ont bien raison.