lundi 12 octobre 2020

Sorcière, allumeuse, illuminée !

 --- Sorcière, allumeuse, illuminée ---

Extrait d'un futur livre :

" Les mauvaises langues m’ont d’abord qualifiée de sorcière parce que j’aimais la solitude des sous-bois, et parce qu’il semblait aux gens que j’étais différente d’eux. Puis, parce que je plaisais aux hommes et que je ne boudais pas leur amitié, j’ai été traitée d’allumeuse. Quand ils ont su que je priais, que je parlais avec les bêtes, et quand dans le village ils ont entendu mon tambour rouler comme un tonnerre depuis le haut de ma colline, c’est le mot « illuminée » qui s’est mis à circuler à mon sujet.
Et dire que je pleurais !! Je pleurais ma singularité, je pleurais la place que je ne trouvais pas parmi les humains, je pleurais de me sentir blessée, si petite, si émotive, le cœur brimbalé entre joie et sanglot telle une enfant. Je pleurais de honte et je courbais l’échine, me faufilais dans les rues en frôlant les murs pour qu’on ne me voit pas.
Il aura fallu tant d’années pour que m’apparaisse l’incongruité de ces larmes… Car, dans le fond, et bien malgré eux, ne me faisaient-ils pas honneur, ces « braves gens » ? Ils l’ignoraient bien sûr, mais à travers leurs masques hautains, leurs fronts butés, leurs grimaces, quelque chose filtrait qui n’était pas mauvais. Chères « langues de vipères », derrière vos intentions fielleuses, c’est la Vérité même qui se tenait, sans que vous en ayez conscience. Car elle est partout, même et surtout là où on ne l’attend pas, comme une eau de source qu’on contient mais qui sourd quand même et qui jaillira coûte que coûte un jour ou l’autre. Et donc, elle a jailli, la Vérité. Elle s’est servi de vos bouches –celles-là mêmes qui pensaient offenser-, pour me baptiser des plus beaux noms qui soient :
- Sorcière : la magicienne, la guérisseuse, celle qui voit dans le noir et qui connaît les mystères de la vie et de la mort. Celle qui n’a pas d’âge et qui se tient au centre de tout. Celle qui Sait. Sous une autre facette, elle est aussi la fée, la merveilleuse, l’enchanteresse.
- Allumeuse : celle qui allume l’étincelle dans l’obscurité des consciences. Celle qui s’accroupit, frotte une allumette et fait surgir la flamme du tas de bois grelottant, pour que le monde ne meure pas de froid. Celle qui porte le flambeau d’amour.
- Illuminée : c’est la même un peu plus tard, c’est l’allumeuse accomplie. L’incandescente. Elle est devenue elle-même flambeau, Source lumineuse, elle rayonne.
Sorcière-fée.
Illuminée –ou allumeuse parvenue au stade de l’illumination.
Soit ! De tout cœur je chéris ces mots-là, et je fais de mon mieux pour être moi-même, Femme, Héloïse, ce qui revient à me rapprocher de la plus juste façon de les incarner.
Ces mots qui n’ont pas d’âge, pas de frontières,
Ces mots surgis du tréfonds de la nuit, du tréfonds de la psyché humaine, du tréfonds de la terre.
En ces temps contrariés où un monde agonise péniblement, je crois qu’il faut les incarner plus que jamais, ces mots magiques, car c’est par eux que naîtra la nouvelle Ère. "

Je terminerai donc par un slogan pour rire –riez, riez, bonnes gens 😉
« Sorciers, sorcières, sortons de nos tanières,
Illuminés, brandissons la lumière !
Assez, assez, du monde mortifère,
C’est par nous que viendra la nouvelle ère ! » 😉


Héloïse Combes, tous droits réservés



mardi 12 mai 2020

Gratitude




Terre, ma Mère, ta peau douce
-je l’aime.
Terre, ma Mère, ta peau douce
-meurtrie par endroits, comme moi-
Je l’aime !
Mes doigts sur la mousse, la rosée au bout de l’herbe
-Merci.
Terre, ma Mère, tu enfantes
- silence, silence,
et puis chant de rivière-
des arbres, des arbres, herbes, lichens-
Frères, frères, frères ! -Soudain passe un chat-
Frère !
Ciel, mon Père, le bleu de tes yeux
-je l’aime.
Ciel, mon Père, ta liberté
-blessée par endroits, comme moi-
Je l’aime !
Tes oiseaux avec mon rire -Merci.
Ciel, mon Père, tu veilles
-silence, silence,
et puis chant du Soleil.
Pas un nuage, bleu Lumière -Amour, amour, amour !
Terre ma Mère, Ciel mon Père,
moi l’enfant des étoiles lointaines
adoptée par vous –AMOUR-
Mon cœur-tambour roule vers vous
son chant massaï –Gratitude





Poème : Héloïse Combes 2020
Tous droits réservés

dimanche 15 décembre 2019

Les Sentiers du Coeur

Héloïse vit désormais retirée dans les Cévennes à l'abri des ondes (elle a traversé une grave crise d'électrosensibilité et va mieux à présent).
Elle n'a plus d'accès ordinateur mais publie un bulletin trimestriel papier : Les Sentiers du Cœur. Il y est question de poésie, de forêts, de rivières, de fées, de son expérience vers la guérison, de recettes de "sorcière", des chemins conduisant à un monde Nouveau. Vous pouvez le commander en lui écrivant par voie postale à l'adresse de l'association qui fera suivre.
Héloïse Combes
Association le Maison de Clochette
91 impasse du Rû
34730 Prades-le-Lez


jeudi 18 avril 2019

Prix de la ville de Châteauroux

   

J'ai l'immense joie de vous annoncer que mon livre L'Ensauvagé remporte le prix littéraire de la ville de Châteauroux -Guy Vanhor !!




jeudi 3 janvier 2019

Année Lumière

Mes chers amis,

Je sors doucement d'une période apocalyptique. Grâce à l'amour de vivre et à tous ceux qui m'aiment, comme une résurrection, j'entrevois la lumière au bout du tunnel,
et c'est Elle que je souhaite à toutes et tous :

Que la lumière de vie et d'amour emplisse vos cœurs et vous porte tout au long de l'année et au-delà, vers de beaux horizons.

A bientôt avec de nouvelles créations,

Héloïse



mercredi 4 juillet 2018

L' Indomptable



C'est ma solitude qui se donne à l'eau vive,
C'est la part de l'ange qui survit en chaque homme,
C'est l'enfant rom qui vit à la fois au coin de la rue et en moi,
ses chants qui fusent comme un soleil de sa poitrine et ses larmes de sang qui rougissent la face du monde car il n'y a pas, non il n'y a pas de clandestins ni de malvenus sur la Terre, seuls devraient avoir honte ceux qui croient aux frontières.
C'est la lionne qui se laisserait mourir plutôt que renoncer à l'odeur d'herbe grillée de la savane, à ses étendues chauffées au fer roux du couchant.

C'est Jean-Sébastien Bach qui s'incline face au silence,
C'est le vieux peintre chinois qui devient le cèdre qu'il peint,
C'est la pivoine qui se défait de ses pétales et meurt sans un soupir d'auto-apitoiement.
C'est la mère jeune qui accouche dans une étable,
C'est le père qui ouvre les bras à l'enfant qu'on lui tend et qui n'est pas de lui,
C'est le fils vagabond aux yeux trop grands ouverts.
C'est la grande Histoire de tous et la petite musique de chacun.

C'est la fillette qui rit pour conjurer la peur,
C'est le violon tzigane qui se cabre comme un mustang sauvage,
C'est le soldat qui pose son arme pour caresser le chien qui passe,
C'est la nonne tibétaine qui prie pour ses geôliers,
C'est la voix du muezzin qui emplit la rue blanche,
C'est l'humanité entière qui dit oui à la mort par amour de Vivre,
C'est l'arbre qu'on va abattre et qui libère au vent ses graines et ses oiseaux,

C'est ce qui en chacun refuse, farouche, la haine, le profit, le contrôle des idées et l'aseptisation du monde.
Que rugissent les lions, que l'ange gonfle nos cœurs, que les violons hennissent
et que jamais ne cède
L'Indomptable.  

Héloïse Combes, 4 juillet 2018.

samedi 25 novembre 2017

L'ensauvagé




Je vous annonce avec une grande, grande joie, que mon roman L'ensauvagé paraîtra début 2018 aux éditions Marivole. 
Voici quelques lignes de présentation :
" François, un jeune garçon solitaire et énigmatique, grandit dans un village berrichon.
A travers un récit tendre et poétique, L'ensauvagé sonne comme une ode à la nature, à la liberté, au mystère de vivre, à la grâce des petites choses. "