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vendredi 1 février 2013

Le temps d'aimer...

Faire son deuil.
Je ne comprends pas, décidément, de quoi il s’agit.

L’amour est là, intact, et la morsure de l’absence.
On cherche l’Autre, et cela paraît toujours aussi injuste de ne plus entendre son rire, ses pas dans l’escalier, d’imaginer que cette année, le seringa qu’il aimait tant va fleurir sans lui au jardin à présent abandonné. Qu’on ira respirer son odeur de citron sucré, seule. Terrible. A tout jamais inconcevable. On ne peut pas accepter cela.

Malgré tout, les paysages, les lumières, les musiques, nous redisent tendrement les souvenirs heureux et l’étrange, la poignante, l’inaltérable beauté de Vivre.

Ce qui était effroyable le jour où l’Autre s’est envolé, le reste. Inacceptable. Incompréhensible. Vertigineux. Désespérant.
Il nous faut avancer avec. Avec cette brûlure de vivre un peu plus aiguisée.
Ce qui n’empêche pas la beauté, la joie, le printemps, l’enfance, de nous atteindre peut-être encore plus profondément, s’engouffrant tout autant que la douleur au cœur de l’entaille à vif.

Mais « faire son deuil », non, je ne saisis pas le sens de cette expression. On a seulement appris à ne plus hurler, jambes coupées, gueule ouverte, comme au premier matin. Et on va de l’avant, coûte que coûte, un peu plus humain, un peu plus chancelant, un peu plus sensible, un peu plus voyant. C’est tout.





1 commentaire:

  1. Claudel :
    "Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu'on a le cœur trop plein"

    La Vierge à Midi

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