Les textes et images présents sur ce blog ne sont pas libres de droits, merci de me demander avant une quelconque utilisation.


lundi 7 novembre 2011

En préparation...


Un micro ? Pourquoi ?

Eh bien, j’ai le plaisir d’annoncer à ceux qui ne seraient pas encore au courant, que je travaille sur mon PROCHAIN ALBUM.
Un petit CD 8 titres de chanson française, dont j’ai écrit les textes et les musiques !

Je remercie l’ami GUILAM qui réalise une bonne part des arrangements et m’accompagne au piano et à la guitare, qui a la patience de me supporter, bref, dont la collaboration m’est trèèèès précieuse !
Se joindront bientôt à nous Roman Renau à la clarinette, Janice Renau au violoncelle, et vous découvrirez également les belles photos de Pierre Gable qui illustreront l’album.

Des nouvelles prochainement, en musique, en images, probablement une nouvelle page facebook, etc…
Merci à ceux qui me suivront !

mardi 25 octobre 2011

Mères du monde

Poursuite de la série Reflets-regards croisés, avec un de mes poèmes et de beaux portraits de Chiloedream, le captain-photographe-voyageur.





Mères du monde,
Mères douces,
Aux quatre coins du monde
Voyez nous tous

Petits et grands,
Riches, mendiants,
Du premier jour de notre vie
A notre dernière heure.
Lui, qui court comme une fourmi,
Et cet enfant qui pleure;
Humains de toutes les couleurs,
Soldats qui meurent;
Celui-ci qui chante
Et cette femme qui enfante…

Mères du monde,
Mères douces,
Mères fécondes,
Bercez nous tous

Dans vos bras profonds et blancs
Comme neige
-Bras berceaux-
Sur vos seins ronds et vivants,
Et chauds
Comme le pain qui lève.

Endormez les petits enfants
Pour qu’ils renaissent au matin
Frais comme la rosée,
Vigoureux, un sourire au coin
Des lèvres, tout prêts à se lancer
Dans leurs jeux frétillants.

Apaisez la folie des grands,
Hommes et femmes.
Laissez leur vous crier cette rage qui couve
Détresse profonde, animale. Loups, louves
Nous hurlerons, et soudain, un jour de printemps
Nous n’aurons plus ni cris ni larmes.

S’il n’est pas de votre ressort
De changer le cours du destin
Et nous montrer notre chemin,
Tendez nous déjà vos deux mains
Qui donnent paix et réconfort.

Mères du monde,
Mères d’amour.












lundi 19 septembre 2011

Impressions de septembre

Il y a quelques jours. Après-midi au bord de l’Hérault, avec les enfants.

Roman:
 - Dis, Emma, on fait une piscine pour les crabes ?

Emma:
-Non, Roman, les crabes, c’est à la mer.

Roman:
-Alors, une piscine pour les grenouilles ?

Emma:
-Non, elles vont sauter par-dessus bord.

Roman:
-Alors, une piscine pour moi !

Emma, boudeuse, adolescente:
-Débrouille toi tout seul, je suis fatiguée…

Roman-Ben, en fait, c’est pas la peine la piscine, j’ai déjà toute la rivière pour me baigner !

Le temps de ce dialogue surréaliste, Clément, lui, a tâté du caillou sur le gros orteil et a laissé filer son épuisette dans le courant.
Courir. Soigner. Rassurer. Gronder un peu. Tenter de se baigner avec un ouistiti encombré de seaux et de bouées agrippé à mon cou…

Les enfants, lorsqu’ils sont par petits groupes, savent être épuisants. Comme si, par moments, ils ne trouvaient pas leurs marques, ni assez seuls pour s’abandonner à la rêverie et la profondeur de l’enfance; ni assez nombreux pour s’adonner à la fougue des jeux de chenapans loin du regard des adultes.
Dans cet entre-deux inconfortable, ils amorcent un jeu et s’en lassent aussitôt, ronchonnent, tournoient dans nos pattes. Vilains petits singes grimaçants, têtes de mules, béliers renfrognés, de quoi composer un beau bestiaire...

J’ai fini par entasser ma marmaille dans ma 106, pêle-mêle avec les épuisettes, serviettes humides et improbables trouvailles vaseuses, et j’ai démarré, boudant à mon tour, gagnée par la petite graine noire de l’enfance des mauvais jours.


*****


Le lendemain, en mère indigne et soulagée, j’ai déposé mes garnements à l’école et j’ai regagné les bords de l’Hérault. Même temps radieux, même endroit.

Profiter de l’instant présent.
Se fondre dans le fil du vent.
N’être qu’un souffle
Dans le souffle des lieux
Plonger dans l’eau
N’être qu’une onde
Dans l’onde qui va
Un corps/matière
Guère plus léger que la pierre
Guère plus lourd que la feuille
Guère plus fluide que la terre
Guère plus palpable que l’eau
Corps plus proche soudain de l‘élément que de l‘animal, et pourtant bien vivant, vibrant même.

D’ailleurs, sous la fine lumière de septembre, c’est partout que quelque chose vibre,
Dans la pierre,
La feuille,
La rivière,
Le ciel…

A croire que les Mystères choisissent cette période de l’année pour jouer à cache-cache dans nos contrées, et nous, âmes sensibles, les devinons, à peine perceptibles, quelque chose qui tremble, frémit, en filigrane derrière la lumière, entre été et automne, entre joie et sanglot.

                                                                    *****

J’ai dû m’assoupir un moment.
Laissant flotter mes pensées au fil de l’eau telles les bateaux que je confectionnais, petite, avec des coquilles de noix et des voiles de fortune.
Bientôt, l’Hérault se jette dans la mer.
Voici les grands voiliers
Les portes de l’univers
L’horizon de tous les possibles.

Me réveiller.
Me dire que l’instant présent contient la même quantité de merveilles que les rêves de bout du monde.

Les rayons dorés du soleil sur la rivière irisée, sur les arbres dont le vert bascule vers le jaune, nous donnent un avant-goût de paradis. Si doux, si subtil qu’on meurt déjà un peu.
Notre être tend vers une chatouille jouissive, quasi douloureuse. Comme une plume d’ange qui nous effleurerait. -D’ange, ou d’oiseau, c’est comme on veut-.
Tout est deviné, sous jacent, à portée de main sans se révéler pour autant.

C’est comme avoir un mot sur le bout de la langue.
Il est là, prêt à surgir, déjà on ouvre la bouche pour parler...
Mais non, il reste obstinément sur le seuil de la porte de nos lèvres, le mot
Sur le seuil de la porte de nos âmes, le paradis -ou le mystère, ou le bonheur, encore une fois, on peut mettre le terme qu‘on veut…-
Et nous restons là, bouche bée, un peu cons, béats déjà, auréolés de douceur, odeurs, couleurs, lumière.

                                                                     *****

Je ne sais pas la tête que j’avais quand la sonnerie de l’école a retenti, mais mon petit Roman, toujours perspicace, m’a lancé, affirmatif:

-Maman, tu ne travaillais pas aujourd’hui.

Non, non, mon cœur, je ne travaillais pas, j’ai été faire un tour aux portes du paradis…….
.........................................
..........
..
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samedi 3 septembre 2011

Prière aux moineaux

P



Mon Dieu qui êtes un moineau,

Ne me donnez pas la stabilité,
On vous l’a déjà tant demandée
Qu’elle a fichu le camp, vos ailes déployées.
Laissez moi l’insécurité,
Mais laissez moi aussi la faculté
De pleurer la fêlure d'un ciel changeant,
De projeter mon cœur tremblant
Au milieu des oiseaux.



Mon Dieu qui êtes un enfant,

Ne me donnez pas la raison,
On vous l’a déjà tant demandée
Qu’elle ne pèse pas lourd à votre baluchon.
Laissez moi le doute et l’anxiété,
Mais laissez moi aussi la faculté
De mourir de douceur à la vue des flocons,
De renaître à la vie par quelques gouttes d’eau
Et courir dans le vent.



Mon Dieu qui êtes un clown,

Je ne veux pas être sage, on vous l'a trop,
Ça encore, beaucoup trop demandé
Et vous n’avez pas ça sous votre chapiteau.
Laissez moi le tourbillon de la folie,
Mais laissez moi aussi la faculté
De rire de tout et de moi-même,
La bouille enfarinée au dessus des problèmes
Avec un gros nez rouge.




Mon Dieu qui êtes un caillou,

Ne me donnez pas la richesse,
On vous l’a déjà tant demandée
Que vous êtes à sec depuis deux ou trois siècles.
Laissez moi aller nue, ou les poches percées,
Mais enfoncez vous dans mon cœur
Et laissez moi la faculté
D’apprécier la valeur
De ce bonheur un peu fou.




Mon Dieu qui êtes un mirage,

Ne me donnez pas l’amour parfait,
On vous l’a déjà tant demandé
Qu’il est devenu aussi fuyant que votre image.
Laissez moi donc l’orage,
La passion et l’incertitude,
Mais laissez moi aussi la faculté
D’Aimer, et étoilez ma solitude
De tendres visages.



Mon Dieu qui êtes un courant d’air
A défaut d’être une farce,
Quand vous passez, fugace,
Voyez, j’ai la tête à l’envers,
Je bois du vin, je fume trop,
J’ai froid, puis non, j’ai plutôt chaud,
Je suis transcendée
Par les yeux d’un hibou,
Je suis déchirée,
J’ai le cœur aigre-doux,
Je suis bienheureuse,
Ou très malheureuse,
Joyeuse, exaltée,
Calme ou apeurée…

Peu importe, ne changez rien.
Laissez moi l’enfance, le soleil et le givre,
Laissez moi surtout l’extase de Vivre,
Et tout ira bien.


Au nom des moineaux,
Des cailloux
Et des clowns aux nez rouges,

Amen… euh, Héloïse

mardi 30 août 2011

Le repos des crabes


Mon petit Roman, hier, sur la plage:

 


« J’ai mis un bracelet ( de laine, fait par sa sœur), mais c’est pas pour être une fille, hein, c’est pour partir à l’aventure, là-bas, sur un bateau ! »

Puis, après quelques secondes de réflexion:
« Tu viendras avec moi, maman ? »
J’ai dû sourire, d’un sourire qui disait en silence « Bien sûr mon chéri, avec ta petite main dans la mienne, j’irais au bout du monde ».

Le même, quelques instants plus tard:



« J’ai mis les crabes dans la piscine, avec des coquillages et des algues pour s’ils ont faim. Ça les repose un peu de la mer. »

Le bracelet qui donne le courage de braver l‘horizon, les coquillages brisés dans la piscine à crabes, seuls les petits enfants peuvent inventer de pareilles histoires, rêver de pareilles connexions entre les choses.

         Qui d’autre qu’eux se soucierait du repos des crabes ?

Et c’est toute la journée comme ça, des phrases qui fusent, tendres, charmantes, désarmantes de vérité ou à se tordre de rire, des attentions pour les moineaux, les tortues, les fourmis…

Les petits enfants pourraient écrire les livres les plus beaux, mais ils n’ont que faire d’écrire des livres, ils préfèrent se contenter de vivre, et ils ont bien raison.

J’ai inversé les choses. Moi qui ne sais plus me contenter de vivre -du moins pas aussi librement que l'air, les fleurs ou les papillons-, j’écris des livres pour les petits enfants, sachant éperdument qu’ils ne seront jamais aussi beaux, aussi purs que ceux qu’ils n’écriront pas pour moi.

L’été ayant été particulièrement chargé en projets du côté des textes jeunesse, je souhaitais, en ces derniers jours d’août, remercier ceux qui ont accepté de collaborer avec moi.

Delphine Pellet , pour Ismaël, lequel prend son envol à la recherche d’un éditeur




- Noémie Foucher pour Le vieux chêne au fond du Berry, à paraître probablement dans un collectif sur les arbres


-Laure Duthé pour une participation en binôme au concours « Ouvrez les livres aux bébés »

-Sess pour Isa la trop blanche et le thé de l’amitié, à paraître si tout va bien…


-Muriel Gestin pour  Voguer au pays des rêves , à destination des tout-petits



- Catherine Touze pour un essai aquarellé sur « Les saisons de mon beau tilleul »




Enfin, notez que vous trouverez une petite rubrique de ma plume dans le prochain numéro de Pirouette Gazette, consacré à la magie.

Merci à tous. L’été fut riche de ces jolis projets.

Septembre commencera sous des auspices musicaux, avec quelques concerts de musique classique et les premières répétitions de mon album de chansons françaises.

Quant à mon petit Roman, il fait sa première rentrée à l’école, mais avec quelques grains de sable, du soleil et des rêves plein son cartable !

mercredi 24 août 2011

Ce n'est pas la source, c'est l'or

Un peu boiteux, sans retouches... Pas vraiment un texte présentable, mais je le livre quand même, cri d'impuissance parmi tant d'autres dans la nuit du monde...


Ce n’est pas la source, c’est l’or

Faim, soif, et la chaleur
Ton petit frère qui meurt
Soudain, comme un mirage
Arrivent des géants
Hommes, sourciers, mages,
Vois-les, ils sont si grands…
Avec leurs appareils ils vont creuser la terre,
La terre de lumière où dorment tes ancêtres
Pères/Terre bénie, alliance souveraine,
Crois-tu, gonflé d’espoir. Ils vont trouver la veine
Et l’eau va ruisseler au tendre petit jour
Au fond d’un puits d’amour.

Ce n’est pas la source, mon enfant,
Ce n’est pas la source, c’est l’or
Qu’ils ont trouvé.

Pétrole, coltan, rubis
Le ventre du pays
En est aussi rempli
Que le tien qui gémit,
Gargouille, râle, est vide.
Fi de ton air livide
Si les bourses de cuir ont la peau bien tendue
Ce monde bedonnant se fout des rires perdus
Des jeux abandonnés, du ballon délaissé
Que tu ne suivras plus de ta vive foulée
Des étoiles qui crèvent
A tes yeux pleins de fièvre.

Ce n’est pas la source, mon enfant,
Ce n’est pas la source, c’est l’or
Qu’ils ont trouvé.

Le raffut des engins
A recouvert la peur
Le bruit sourd, incessant
Palpite comme un cœur
Un cœur de fer qui bat plus fort, plus neuf, plus net
Que le tien qui s’affole, que le tien qui s’arrête.
Qu’importe qu’il s’arrête, hein ?
D’un revers de la main
Les géants ont chassé leur part d’humanité
Ils voudraient aligner leurs cœurs au cœur d’acier
Et ignorer le Ciel,
Puissants, revigorés, robotiques, immortels !

Ce n’est pas la source, mon enfant,
Ce n’est pas la source, c’est l’or
Qu’ils ont trouvé.

Tes larmes ont coulé, douces
Sur la terre fendue
Par les mêmes sillons qui entament ta bouche
L’aube ne verra plus
Ton sourire diamant fendre tes joues d’ébène
Tes jambes flanchent, grêles
Sous les yeux des vautours, tandis que tu supplies:
« Dévorez-moi, qu’on en finisse,
Puis emmenez moi loin, avec vous tournoyer,
Vriller le ciel d’azur les ailes déployées,
Par delà la souffrance,
Plus haut que les géants pétris d’indifférence. »

Ce n’est pas la source, mon enfant,
Ce n’est pas la source, c’est l’or
Qu’ils ont trouvé.

Tu as quitté ce monde,
Petit ange trahi
Par des pères immondes
En proie à la folie.
De la pointe de l’âme au fond de mes entrailles
Un éclair a ouvert une insondable faille.
Depuis les profondeurs du gouffre tendre/amer
Où je te couve telle une mère de douleur,
Ils brilleront sans fin avec ceux de tes frères,
Tes merveilleux yeux noirs agrandis par l’horreur.

Ce n’est pas la source, mon enfant,
Ce n’est pas la source, c’est l’or
Qu’ils ont trouvé.

Dans ces yeux, il y avait Mozart tourbillonnant
Que tu n’as jamais entendu,
La douceur des neiges d’antan
Que tu n’auras pas aperçues
L’éclat des flamboyants
Et celui du soleil
Le chant de ta maman,
Et toutes ces merveilles
Indicibles trésors
Que tes assassins n’ont pas vus.
C’est là qu’il était, l’Or,
L’Or ruisselant et nu.

Ni la source, mon enfant,
Ni la source ni l’or
Ils n’ont trouvé.








lundi 1 août 2011

Enfance

Elle nous appelle,
Elle nous enchante,
Elle nous berce,
Elle nous hante,

L'enfance, aux multiples visages,

Enfance grave,
Enfance sage,
Enfance mutine,
Enfance câline,
Enfance rieuse,
Enfance peureuse...


  • Chiloedream nous invite à Chaouen, au pays bleu de ses premiers jeux. Une balade photographique forte en couleurs et en émotions.

                            http://annexemj.canalblog.com/archives/2011/07/28/21692643.html


  • Toujours le Maroc, et toujours l'enfance: j'ai reçu une deuxième illustration de mon texte "Ismaël".
N'est-il pas mignon, ce petit brun rêveur ?




Extrait: 
Ismaël écarquille ses yeux noirs derrière les barreaux bleus de la fenêtre de sa chambre.
Chaque soir il attend ainsi, immobile dans la pénombre, tandis que sa mère prépare la kesra dans la cuisine.
« Quand j’aurai vu trois margouillats, il sera l’heure de papa », songe-t-il.
« Le premier a grimpé sur le tronc du palmier.
Le second a roulé sur le fer torsadé.
Où se cache le troisième ?
Est-il ratatiné sous le rebord de ma fenêtre,
Ou bien a-t-il filé à la recherche d’un insecte ? »

Quand Delphine aura préparé quelques beaux dessins supplémentaires, Ismaël prendra son envol, à la recherche d'une maison (d'édition) sympa.

  • Pour terminer cette page consacrée à l'enfance, un poème, et la bouille blonde de mon petit dernier.


Porteur d’infini


Tu fais tes premiers pas, petit
Foulant de ta semelle
Le sable des merveilles
Crissant de promesses jolies
Balbutiements
Chuchotements

Lever un pied et s’envoler
Oiseau vers l’infini
Lever un pied et rire
De ton rire de farfadet
Grelot d’argent
Étincelant

Tu dors. Au cœur de ton absence
La vie veille, légère,
Joue dans tes cheveux clairs
Et court dans les veines pervenche
Que je devine
Sous ta peau fine

Tout à coup, ce moment fugace
Me happe, me ramène
Au parfum de verveine
Du souvenir. Images, flashs
Oh mon enfance
Mon insouciance…

Maintiens les heures emprisonnées
Au jardin du printemps
Retiens-les, mon enfant
Dans le creux de tes poings serrés
Nonchalamment

Tu sais réveiller dans mon sang
Le temps béni
Où je fus toi.

Tu sais marier le présent
A l’infini.