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jeudi 7 janvier 2016

Sentiers d'éternité

C'était à la veille de Noël,

Sur les sentiers de brume et de boue,

Entre joie douce et mélancolie,

Comme deux petits pâtres,

Comme dans les chansons de la France d'autrefois,

Et ils rêvaient d'éternité...


En passant par la Lorraine, Margot, ils virent le loup et le renard danser... Quand ils menaient les chevaux boire, entendirent le coucou chanter... Il leur dit en son langage : « ton bien-aimé il a trépassé, et sa bouche est pleine de terre quand la tienne est pleine d'amour »... Aux marches du palais, virent une tant belle fille, ressemblait à la blanche biche... Z'étaient trois frères, z'avaient une sœur à marier, elle n'était pas si vilaine, Margot, et Jean petit dansait, vigne, vigne, vignolet...





























Photographies Leica M3 tous droits réservés Héloïse Combes

Vidéo youtube, Le poème harmonique, Vincent Dumestre, chant Claire Leffiliâtre :


samedi 12 décembre 2015

Ma petite boutique de Noël.

Chers tous,


A l'approche des fêtes de Noël, je me permets de dresser ici une petite liste de mes dernières parutions à offrir sans modération.

Concernant les disques, je vous rappelle que vous pouvez les commander sur Amazon ( en cliquant sur le titre de l'album choisi, ci-dessous ) ou directement par mail dans la rubrique "contact" :


- La nouvelle H, CD 13 titres de chanson française.

Eaux douces, CD 8 titres de chanson française.

Au royaume des canailloux, chansons pour enfants sur instruments anciens.









En ce qui concerne mes derniers livres :

- Le roman Mon bel orage est disponible en format papier ou numérique. Les éditions de la Rémanence proposent des réductions "spécial Noël" : http://www.editionsdelaremanence.fr/mon-bel-orage.html




- Le conte en prose et haïkus La sagesse du maître de thé illustré par Georges Lemoine vient de paraître chez Gallimard. http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Hors-serie-Litterature/La-sagesse-du-maitre-de-the




- Pour les plus jeunes, La petite nageuse du Nil, illustré par Georges Lemoine, paru aux éditions Oskar, est toujours disponible. http://livre.fnac.com/a7290046/Heloise-Combes-La-petite-nageuse-du-Nil




Je vous souhaite de belles fêtes de Noël toutes en chaleur humaine, douceur et lumières,
A bientôt,
Bises,

Héloïse. 


dimanche 22 novembre 2015

Mon Dieu, je ne suis qu'une petite fille...

Mon Dieu,

Je ne suis qu’une petite fille incorrigible –une petite fille sauvage, timide, renfrognée.
J’ai un cœur brûlant et froissé comme un coquelicot, une âme de chardon et de vent, et mon corps fourmille d’ardeurs de chevrette.

Je n’ai jamais su grandir –je ne saurai jamais-,
Et non seulement je n’ai pas grandi mais la sauvagerie s’est enfoncée en moi toujours davantage, et la crainte du monde,
Et mon entêtement a poussé plus profond dans mon centre ma déchirure et ma joie, farouches toutes deux, de plus en plus farouches.

Mon Dieu,
Je ne suis qu’une petite fille
Et je vous écoute souvent déraisonnablement, au grand dam du monde qui m’agresse et se moque de la folie que vous avez mise en mon cœur, que vous avez mise au cœur de la vie au sein duquel je vais tourbillonnant,
Au sein duquel je vais voletant, aussi innocemment que volettent les papillons à qui vous offrez de naître au beau milieu d’un pré d’herbe tendre et de boutons-d’or.

Et puis parfois, mon Dieu, je ne vous écoute pas,
J’opte pour une autre folie que la vôtre.
Je le sens bien quand je décide autre chose que ce que vous voulez pour moi : je le sens au vent qui me caresse à rebrousse-poil, je le sens aux feuillages qui se détournent et font silence à mon passage, je le vois à ce serpent tapi sournoisement dans les hautes herbes où je marche et à la buse qui se rue sur le pare-brise de l’auto que j’évite de justesse.

En fait c’est assez souvent, mon Dieu, que je ne vous écoute pas,
Je n’en fais alors qu’à ma guise, plus têtue que jamais,
Je me jette dans des bras qui ne m’attendaient pas,
Je goûte à quelques luxes en faisant la moue,
Je dis « je veux », « je ne veux pas », je tape du pied, je dédaigne, je boude, je pleure –de ces larmes vilaines, froides, qu’ont les enfants quand ils sont en colère.
C’est un jeu auquel je suis certaine de perdre, et comme vous m’avez offert d’être une petite fille intelligente, je ne suis pas dupe une seconde,
Pourtant je joue quand même, je cours à toutes jambes vers l’issue fatale, et même quand ce n’est plus grisant je cours encore, je ne parviens même plus à maîtriser mes jambes qui tournent toutes seules emballées en roue libre,
Et puis je tombe.

Mon Dieu, mon Dieu, je n’ai aucune raison de ne plus jouer à ce jeu là
Car le moment le plus délicieux vient après, lorsque blessée, déchirée, humiliée par mes propres vanités, vous me cueillez au sol et m’élevez dans vos bras pour me consoler.
Et vous venez toujours, ces moments-là, dès que je suis rendue à ma nudité, à mes larmes sincères, vous accourez,
Vous n’avez jamais oublié de venir,
Vous n’oublierez jamais,
Vous me faites alors les pavots plus enflammés qu’à l’ordinaire dans l’or des champs de blé,
Vous me faites le chant des rivières si limpide, le parfum des roses si subtil, l’orage si palpitant
Que la joie me revient.

Je suis vraiment votre enfant chérie, mon Dieu,
Là-dessus je n’ai aucun doute, même au milieu de la nuit, même avec cette brûlure qui dévore mon cœur rouge sang dans le cœur noir de la nuit, cette certitude veille,
Infime, mais souveraine. (...)

Extrait- Héloïse Combes 2015. 

mardi 10 novembre 2015

Femme

Femme joie, femme douleur
Femme mère, femme désir
Femme flamme, femme fleur
Femme douceur, femme révolte
Femme fougue, femme sommeil
Femme lune, femme soleil
Femme rubis, femme saphir
Femme forte autant que fragile

Femme au ventre qui couve les eaux profondes et mystérieuses de l'humanité, tous les enfants heureux, tous les enfants blessés

Femme au cœur qui recèle les espoirs les plus purs et les pires misères


Femme qu'on bat, femme qu'on rabaisse
Femme qu'on aime, femme qu'on caresse
Femme qui pleure son enfant avorté
Femme qui rentre trop tard d'un travail harassant
Femme qui berce son bébé sur son sein
Femme qui chérit la Vie et le ciel bleu
Femme qui soupire d'aise au parfum du jasmin
Femme qui cache à ses proches un amour trop brûlant
Femme qui prie pour un monde meilleur
Femme qui repeint des volets vert amande
Femme qui rougit dans sa robe de mariée
Femme qui danse les pieds nus dans la mousse
Femme qui gémit sur un lit d'hôpital
Femme qui aime les voiliers, les colombes
Femme qui essaie une jupe en sifflotant
Femme qui attend sur le pas de sa porte
Femme qui maudit celui qui l'a souillée 
Femme qui prend les armes
Femme qui tient la main d'une autre femme
Femme qui passe les doigts sur le tronc d'un vieux chêne
Femme qui chante la nuit pour un enfant malade
Femme qui pleure de joie aux bras de son amant
Femme aux talons qui claquent dans la ville hébétée
Femme qui fume sa cigarette en rêvassant
Femme qui se balance comme une enfant rieuse
Femme qui voyage seule dans des contrées lointaines
Femme qui fait du feu dans un jardin


Femme roulée en boule dans un lit solitaire
Femme tombée à terre qui se lève en rageant
Femme campée bien droite dans une robe rouge
Femme nue qui regarde la nuit par la fenêtre


Femme aux multiples visages

Femme universelle
Femme




Texte et photo : Héloïse Combes

dimanche 25 octobre 2015

Mon bel orage


 

 Après la sortie du disque La nouvelle H, et juste avant celle du conte illustré par Georges Lemoine chez Gallimard, voici venue la parution de mon roman Mon bel orage, aux éditions de la Rémanence.



En voici un petit extrait :

« Rien ne semblait devoir arriver. Rien ne semblait pouvoir exister d’autre que ce brouhaha cotonneux des couloirs, ces bousculades adolescentes chaque heure à la porte d’une salle de classe qu’on quittait, chaque heure, pour une autre salle de classe où tout serait pareil : chaque heure le bruit de troupeau qui s’engouffre puis freine, dérapages de semelles en caoutchouc doublés de grincements de chaises, et ensuite l’ennui, la voix soporifique du prof, l’ennui, la craie blanche qui crisse sur le tableau vert sombre, l’ennui, le néon qui crépite toujours un peu, une gomme qui tombe, le vol métallique d’une punaise qui traverse la pièce et bute sur la vitre, un papier qu’on froisse, un rire étouffé, l’ennui…
C’est arrivé pourtant. Dans le préfabriqué de tôle qui tenait lieu de salle de dessin à l’écart des grands bâtiments. Une brèche soudain dans le cœur lourd du géant noir.»


   En attendant le 28 octobre, date de parution officielle, vous pouvez d'ores et déjà commander le livre sur la page des éditions : http://www.editionsdelaremanence.fr/mon-bel-orage.html

Une première critique est disponible sur le blog de Michel Sidobre. "Un roman court, sensuel et poétique…
On dit « une écriture de femme », certes, c’est-à-dire une écriture forte, décidée, volontaire, qui trace l’aventure d’une adolescente, un épisode sans concessions comme il se doit." (...) La suite par ici.
   Et les mots des tout premiers lecteurs : "J'ai moi-même reçu hier "Mon bel orage" d'Héloïse Combes. Je l'ai ouvert et n'ai pu le refermer, avant de l'avoir terminé... ce qui m'arrive rarement ! Touchée, admirative, je me dois de le relire pour en parler plus en détails." (...) 
Un livre commandé en avant première et qui ne m'a pas déçue. Une histoire d'adolescence, de révolte, d'amour d'un homme et d'amour de la vie. Un sujet délicat traité par une plume féminine ferme et poétique, sombre et claire à la fois. De beaux paysages traversés. J'ai lu ce court roman d'une traite et en suis sortie charmée et chahutée." (...) 





lundi 21 septembre 2015

Le disque La nouvelle H est arrivé !





Il est tout beau, mon nouveau bébé !!! émoticône smile

Mon disque La nouvelle H est arrivé, et je suis toute à mes enveloppes, à mes petits mots aux uns et aux autres...
Il contient 13 titres en poésie, entre chanson française et retour aux influences médiévales... Avec les belles guitares et le uku de Guilam, le violoncelle de Janice Renau, les flûtes et le tambour de Goffredo Degli Esposti, ma voix, et même mon fils Clément en petit choriste émoticône heart

Vous trouverez ci-dessous deux petits extraits youtube. 

Vous pouvez le commander sur Amazon : http://www.amazon.fr/gp/offer-listing/B015T77N9O
ou directement par mail : artemiss@live.fr ( il coûte 15 € ).

Un immense MERCI à mes souscripteurs sur Kisskissbankbank sans qui cette belle aventure n'aurait pas existé. 
Faites circuler la bonne nouvelle !

Merci, et bises,

Héloïse.








samedi 29 août 2015

Electrosensibilité : mon calvaire, mon combat, mes victoires...

   A l'heure où le tribunal de Toulouse a reconnu pour la première fois en France l'électrosensibilité comme un handicap et où les médias se décident enfin à parler massivement de ce phénomène, nous retrouvons, nous, électrosensibles, un peu d'espoir...

Cependant, les souffrances sont là, chaque jour, chaque nuit. Douleurs, tremblements, vertiges, fatigue intense, acouphènes, insomnies, migraines, sont, à trente-quatre ans,  mon lot quotidien.

Parmi  les grandes et petites choses que je ne pourrai plus jamais faire : accompagner mes enfants pour la rentrée scolaire ( impossible pour moi de me mêler à la foule des parents armés de téléphones portables ), faire mes courses, me promener en ville, aller à l'opéra, au théâtre, au cinéma, prendre les transports en commun, voyager en train, travailler ailleurs que chez moi...
Chaque trajet, chaque rendez-vous, est une véritable prise de tête, les routes étant bordées d'antennes-relais, les gens étant munis de téléphones portables, les lieux connectés en wifi, etc...
Cette souffrance est omniprésente, muette, combattue de l'intérieur, pour avancer, tout de même, pour ne pas baisser les bras et renoncer à vivre à peu près "comme tout le monde". Mais jusqu'à quand ? Viendra, je le sens bien, le jour où la seule issue possible pour moi sera de déménager au fond de la campagne et ne plus en bouger car je ne pourrai plus, ni conduire sur de longues distances, ni supporter les ondes du voisinage et la proximité des villes, mon corps supportant de moins en moins le contact des ondes électromagnétiques. Je tente de retarder cette échéance pour ne pas perturber mes enfants, et c'est là encore une lutte de chaque jour.

Ce qu'on ne pourra jamais m'enlever : marcher sur mes sentiers de campagne, me baigner dans la Creuse, écouter le calme des grands arbres, regarder de beaux paysages, rêver, aimer, rire, chanter, serrer mes enfants dans mes bras, photographier, écrire... L'ESSENTIEL, bien sûr, il me reste l'essentiel, respirer, me sentir vivante, vibrante au milieu de la nature, loin de ces ondes maléfiques qui ruinent ma santé. C'est encore une chance, c'est même un luxe inouï de vivre, j'en ai plus que jamais conscience.

Mais tout de même, où va ce monde, qui détruit, enlaidit, pollue, cette humanité qui court au suicide géant en s'infligeant ces ondes qui tuent, ces armes de guerre, enfermant ses enfants dans un "four à micro-ondes" géant qui donne des cancers, grille les neurones et j'en passe ? Combien de temps encore avant que les symptômes dont nous sommes de plus en plus nombreux à souffrir s'étendent à la population entière ? Voudra-t-on bien ouvrir les yeux avant qu'il ne soit trop tard ?...

Parmi mes "victoires" personnelles, mes petites "revanches", le fait est que mon "actualité artistique" est bien remplie. Le disque sera prêt d'ici quinze jours. Quant aux livres, parmi les titres à paraître, j'ai reçu hier la couverture de La sagesse du maître de thé, illustré par Georges Lemoine, qui sortira bientôt aux éditions Gallimard. La voici :





















Courage, courage, courage, à mes "frères et soeurs" électrosensibles.
Rassemblons-nous, entraidons-nous, faisons-nous entendre !
Aux autres : , entendez-nous, ouvrez les yeux !

Vive la Vie,
Vive la Liberté,
Vive l'Amour,


Héloïse

Autoportrait aux arbres...


mardi 28 juillet 2015

Nous n'obéirons pas au monde


Nous n'obéirons pas au monde

Dans notre refus d'obéir nous serons entêtés, sauvages, grandioses mon amour, grandioses nous serons, grandioses comme sont les enfants gitans, les ongles noirs de terre, le menton relevé, quelque chose de noble et d'implacable dans le regard


Nous nous enivrerons de vin, nous nous enivrerons de vent, d'étoiles et puis d'eau claire, et nous irons les jambes nues, les pieds cornés par les sentiers avec les chiens errants et les chevaux aux crinières de folle avoine, fiers mon amour, fièrement ensauvagés nous serons


Nous irons sans bagages, les souffles furibonds nous déshabilleront, nous rendront vulnérables, nus et gloutons de vie comme des nouveaux-nés
Les ruisseaux cavaleurs disperseront nos vices en riant aux éclats et nous simplifieront, allégés nous rendront, Roi et Reine parmi les galets et les bois flottés

Nous n'obéirons pas au monde, mon amour, cela fait si longtemps que ses lois, ses chimères, sont à nos cœurs d'une étoffe moins dense que celle des brumes qui se meuvent, ce soir, longues ailes blanches qui s'effilochent au-dessus de la Creuse

Nous n'obéirons pas au monde, seule la vie qui palpite, intacte dans nos veines, la lumière dorée sur la paille coupée, lumière souveraine des campagne en été ; et les gouffres ombreux quand Dieu nous laisse aveugles, nous les traverserons ensemble, tremblants, l'échine basse, enfants terribles qui hantent par deux les forêts tels des loups efflanqués

Je n'attendrai rien que ta main, tu n'attendras rien que mon ventre, jusqu'à ce que le geai, le crocus ou le gui viennent nous rappeler la Grâce

Nous nous enivrerons de vin, nous nous enivrerons de vent, d'étoiles et puis d'eau claire, et nous irons les jambes nues, les pieds cornés par les sentiers avec les chiens errants et les chevaux aux crinières de folle avoine, fiers mon amour, fièrement ensauvagés nous serons

Nous n'obéirons pas au monde 
Nous n'obéirons pas au monde
Nous n'obéirons pas au monde






Texte et photo Leica, tous droits réservés, Héloïse Combes, Gargilesse juillet 2015.

mardi 21 juillet 2015

La Folle allure



La folle allure, extrait de mon prochain disque La Nouvelle H ( sortie prévue septembre 2015 ).
Musique: Héloïse Combes
Paroles: d'après le roman de Christian Bobin, "La folle allure".
Chant : Héloïse Combes
Violoncelle : Janice Renau 
Guitare : Guilam 
Flûte et tambour : Goffredo Degli Esposti -sans oublier notre choriste Clement. 
Vidéo amateur -prière de ne pas visionner en grand écran ;-)- à Gargilesse.