Les textes et images présents sur ce blog ne sont pas libres de droits, merci de me demander avant une quelconque utilisation.


lundi 2 mai 2016

Dans l'ombre de toi




Dans l’ombre de toi il y a
Des lavandes couchées,
Un mouchoir égaré
Et un papillon roi...

Il y a
Un lézard, un grand verre,
Sur un muret de pierre
Le soleil en éclats...




Chanson extraite du disque La nouvelle H 

Paroles et musique : Héloïse Combes
Chant : Héloïse Combes
Piano : Guilam
Violoncelle : Janice Renau
Flûte et tambour : Goffredo Degli Esposti


mercredi 6 avril 2016

Électrosensibles : supplique au Président.

Ce blog est avant tout un blog artistique.

Mais vous n'êtes pas sans savoir que je suis électrosensible.

Mon corps ne supporte pas les ondes électromagnétiques, ce qui engendre chez moi : manque d'oxygénation du cerveau, et de ce fait vertiges, migraines, douleurs musculaires, troubles de la mémoire et de la vue, etc, etc... Mon quotidien est donc totalement perturbé et difficile.

A la demande de nombreux autres électrosensibles, je viens de composer une chanson pour défendre notre cause.

La voici :



Nous représentons à ce jour 5 % de la population française soit environ 3 300 000 citoyens. Nous sommes devenus électrosensibles en raison du déploiement rapide, invasif et généralisé des technologies sans fil.

Nous voulons alerter l'Etat français quant à nos souffrances 
et que l'électrosensibilité soit reconnue et prise en charge. 

Nous réclamons que la population soit mieux informée sur les impacts sanitaires des champs électromagnétiques. 

Il est urgent que des recherches indépendantes et approfondies soient menées sur le sujet et que les recherches alarmantes déjà existantes soient réexaminées et prises en compte. 

Les personnes électrosensibles devraient pouvoir se réfugier dans des lieux non exposés aux ondes électromagnétiques, lieux appelés « zones blanches », qui existent dans plusieurs pays à travers le monde mais pas encore en France. Nous appelons donc à la création officielle de zones blanches. 

Il nous semble indispensable, par précaution, d'abaisser l'exposition générale de la population aux champs électromagnétiques, notamment en ce qui concerne les enfants, d'interdire la wifi dans les établissements scolaires au profit de l'internet filaire. 

Nous appelons l'État français à faire de l'impact des champs électromagnétiques sur la population une priorité sanitaire. 

 " Monsieur le Président, 
Nous sommes des enfants 
De la patrie et de la Terre.
Monsieur le Président, 
Nous aimions simplement 
L' amour, la joie et la lumière.

Nous sommes des milliers, sans doute des millions, 
La masse embarrassante des électrosensibles, 
Qu'on laisse sans statut, sans soins, sans attentions, 
Qu'on oblige à errer, démunis, invisibles.
Pourquoi faire de nous ces parias, ces damnés, 
Forcés de nous cacher dans le fond des forêts, 
De masquer nos visages sous des voiles d'argent, 
De perdre nos emplois, nos maisons, nos enfants ?...

Les antennes-relais, sur la moindre colline 
Se pressent, se bousculent, dominent nos vallées 
De leurs longs doigts brandis vers la course au progrès 
Et qui pointés sur nous sont des armes assassines.
Partout où sont leurs ondes, nous sommes forcés de fuir 
Car elles nous font souffrir, trembler, chuter, vomir, 
Attaquent nos cerveaux, détruisent notre sang. 
Que vaut donc notre sort aux yeux des dirigeants ?

Nous souffrons dans nos chairs et craignons pour nos frères
De plus en plus nombreux à rejoindre nos rangs,
Notre troupeau de l'ombre, notre lot de misère,
Le lot des sacrifiés au profit de l'argent.

Monsieur le Président, n'est-elle pas venue, l'heure
De nous tendre la main en toute humanité  ?
Recevez donc nos craintes, entendez nos douleurs,
Rendez-nous notre vie et notre dignité. "


Héloïse Combes Tous droits réservés.




jeudi 31 mars 2016

Actualités.

Quelques nouvelles dans mon planning à vous faire partager :

  • Isa la trop blanche et le thé de l'amitié sortira dans quelques jours aux éditions Yseult.
Il s'agit d'un album pour enfants illustré par Sess. Une histoire d'amitié sous les grands cieux sénégalais, brodée autour d'une coutume africaine... Mais chut, je ne vous en dis pas plus... 
Vous pouvez d'ores et déjà me commander un exemplaire dédicacé du livre (il coûte 12 €) avant sa sortie officielle, par simple mail ( rubrique contact ). 









  • Dans un tout autre registre, paraîtra également bientôt un livre de mes photographies Leica aux éditions Alice Lyner : Errances autour de Gargilesse. Je vous en reparlerai prochainement.




  • Côté musique, je viens d'enregistrer une chanson pour défendre la cause des personnes électrosensibles ( dont je fais partie ). Je la partagerai ici sous peu.


  • Et notez que le 18 juin prochain, je participerai au festival Les Romanesques, dans le très joli village cévenol Saint Roman de Codières, dans un programme intitulé Les sentiers du cœur, accompagnée par Guilam, Janice Renau-Pouget et Goffedo Degli Esposti.
Vous trouverez tous les renseignements sur le site du festival, et je crois que les réservations sont déjà possibles :




Voili-voilà !

Grand merci à vous qui me suivez,

Héloïse

mercredi 24 février 2016

Et zut !

Qu'on ne me dise plus que je pourrais gagner en popularité en étant plus « moderne » ! Grrr... !

Si j'ai pris le parti d'écrire sur la lumière, de photographier les fleurs et de chanter l'amour, c'est bien un choix entêté et non une étourderie. Parce que je suis persuadée qu'on a plus que jamais besoin d'une avancée vers la source – je n'écris pas « retour aux sources », on me traiterait de passéiste quand je ne le suis guère. Par « source », je veux dire "essence de ce qui est éternel", passé, présent, futur, réunis. Parce que les modes passent - de nos jours, elles n'ont même pas ce charme et avortent dans l’œuf, tant on a déjà tout fait, tout vu, tout essayé... Parce que les fleurs, la lumière, l'amour, eux, sont intemporels en tant que miracles inhérents à la Vie.
Non, je ne suis pas née avec un siècle de retard.
En quoi est-ce qu'aimer la simplicité, le douceur, la sincérité, serait dépassé ?
Oui, je sais chanter plus fort, montrer mes fesses, me trémousser, oui je pourrais écrire des mélodies dégingandées, des textes délurés, ou pourquoi pas emprunter ce style poétique austère, ce ton blasé, soi disant « contemporains » et qui ne le sont plus du tout depuis le temps qu'ils sévissent...
Oui mais seulement ça ne m'intéresse pas !
Dans une société qui court à toute vitesse vers le chaos, en proie à une exaltation forcenée et sans joie, j'ai préféré me recentrer sur ce qui me semble essentiel. Un brin d'herbe, une larme, un oiseau, un sourire, le ciel, qu'en sais-je, ce dont la vie ne pourra jamais se départir sans quoi elle ne serait plus la vie.
Non, tout n'a pas déjà été dit. Tant que le mystère de naître et de mourir demeurera il y aura toujours à creuser, à douter, à s'extasier, à trembler. Et les réponses ne sont pas forcément du côté concret où l'homme s'évertue à les chercher... Je crois qu'un artiste se doit d'être un peu visionnaire, de pressentir au fond de lui une part du mystère et tenter de la restituer, à lui-même et à ses semblables, humains qui sommes là, réunis sur cette terre sans savoir pourquoi, qui sommes nés, qui allons mourir sans explications, et qui cheminons entre ces deux points et peut-être par-delà.
Je suis persuadée que la voie de l'avenir passe par cette « avancée vers la source », ce « recentrage » sur l'essentiel, que les brins d'herbe ont autant à nous apprendre sur le mystère d’Être que les grands scientifiques, et qu'écrire comme je le fais est résolument plus hasardeux mais je dirais aussi plus sensé qu'inventer une énième déstructuration littéraire ou tenter des contorsions vocales. 

Je remercie tous les autres artisans au service de l'amour, du ciel, de la lumière. Nous sommes nombreux, et si nous ne sommes pas aujourd'hui des plus populaires, je crois que nous avons raison de continuer et de ne pas céder aux sirènes exaltées qui s’essoufflent dans le chaos du monde.
Je ne suis ni avant-gardiste ni passéiste, je ne cherche ni la reconnaissance ni l'argent, je porte modestement mais avec fierté ce rôle là. Ce rôle d'amoureuse des gens et des arbres, ce rôle d'errante au gré des chemins, ce rôle d'exploratrice des sentiments et des mystères. De tout mon cœur. C'est tout. Et ceci était une petite mise au point pour ceux qui me tannent avec les "tu pourrais être plus populaire, plus fortunée, etc, etc..." Et zut !! émoticône wink

émoticône wink
Héloïse.

vendredi 19 février 2016

Rassasiée d'amour

" Ta voix me manque,
Tes rires me manquent,
Te voir vivre et bouger vêtu de cette chemise à carreaux qui ne ressemble plus à rien depuis le temps qu'elle attend, suspendue dans le grenier...

Les trajets en voiture sans toi, c'est terrible, quand je repense à ces virées ensemble, à cette joie évidente, radicale, surpuissante, qui s'emparait de nous ; à toutes les libertés, tous les possibles, qui s'ouvraient par miracle au gré des chemins.
Et voir le soleil se coucher depuis le chalet, si je me souviens combien c'était plus beau ensemble, combien c'était grisant et comme devenaient accessibles tous les mystères et le paradis même, c'est à hurler.
C'est à hurler que tu sois mort et me résoudre à vivre privée de ce bonheur.


Mais ton amour ne m'a jamais manqué.
Ton amour, ta mort me l'a laissé intact.
Tu m'as donné d'emblée, dès cette première rencontre ce jour de mai, assez d'amour pour tenir au moins une vie entière.
Il me tient au cœur comme on dit d'une nourriture riche qu'elle nous tient au corps. Mais les nourritures terrestres passent tandis que, chaque matin, je constate que l'amour s'étend. 

C'est sans doute pour ça que malgré les souffrances, je me sens des ailes et tous les courages : grâce à toi, je suis une rassasiée d'amour pour le restant de mes jours ici-bas et peut-être plus encore."

Héloïse Combes tous droits réservés, 19-02-2016






jeudi 7 janvier 2016

Sentiers d'éternité

C'était à la veille de Noël,

Sur les sentiers de brume et de boue,

Entre joie douce et mélancolie,

Comme deux petits pâtres,

Comme dans les chansons de la France d'autrefois,

Et ils rêvaient d'éternité...


En passant par la Lorraine, Margot, ils virent le loup et le renard danser... Quand ils menaient les chevaux boire, entendirent le coucou chanter... Il leur dit en son langage : « ton bien-aimé il a trépassé, et sa bouche est pleine de terre quand la tienne est pleine d'amour »... Aux marches du palais, virent une tant belle fille, ressemblait à la blanche biche... Z'étaient trois frères, z'avaient une sœur à marier, elle n'était pas si vilaine, Margot, et Jean petit dansait, vigne, vigne, vignolet...





























Photographies Leica M3 tous droits réservés Héloïse Combes

Vidéo youtube, Le poème harmonique, Vincent Dumestre, chant Claire Leffiliâtre :


samedi 12 décembre 2015

Ma petite boutique de Noël.

Chers tous,


A l'approche des fêtes de Noël, je me permets de dresser ici une petite liste de mes dernières parutions à offrir sans modération.

Concernant les disques, je vous rappelle que vous pouvez les commander sur Amazon ( en cliquant sur le titre de l'album choisi, ci-dessous ) ou directement par mail dans la rubrique "contact" :


- La nouvelle H, CD 13 titres de chanson française.

Eaux douces, CD 8 titres de chanson française.

Au royaume des canailloux, chansons pour enfants sur instruments anciens.









En ce qui concerne mes derniers livres :

- Le roman Mon bel orage est disponible en format papier ou numérique. Les éditions de la Rémanence proposent des réductions "spécial Noël" : http://www.editionsdelaremanence.fr/mon-bel-orage.html




- Le conte en prose et haïkus La sagesse du maître de thé illustré par Georges Lemoine vient de paraître chez Gallimard. http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Hors-serie-Litterature/La-sagesse-du-maitre-de-the




- Pour les plus jeunes, La petite nageuse du Nil, illustré par Georges Lemoine, paru aux éditions Oskar, est toujours disponible. http://livre.fnac.com/a7290046/Heloise-Combes-La-petite-nageuse-du-Nil




Je vous souhaite de belles fêtes de Noël toutes en chaleur humaine, douceur et lumières,
A bientôt,
Bises,

Héloïse. 


dimanche 22 novembre 2015

Mon Dieu, je ne suis qu'une petite fille...

Mon Dieu,

Je ne suis qu’une petite fille incorrigible –une petite fille sauvage, timide, renfrognée.
J’ai un cœur brûlant et froissé comme un coquelicot, une âme de chardon et de vent, et mon corps fourmille d’ardeurs de chevrette.

Je n’ai jamais su grandir –je ne saurai jamais-,
Et non seulement je n’ai pas grandi mais la sauvagerie s’est enfoncée en moi toujours davantage, et la crainte du monde,
Et mon entêtement a poussé plus profond dans mon centre ma déchirure et ma joie, farouches toutes deux, de plus en plus farouches.

Mon Dieu,
Je ne suis qu’une petite fille
Et je vous écoute souvent déraisonnablement, au grand dam du monde qui m’agresse et se moque de la folie que vous avez mise en mon cœur, que vous avez mise au cœur de la vie au sein duquel je vais tourbillonnant,
Au sein duquel je vais voletant, aussi innocemment que volettent les papillons à qui vous offrez de naître au beau milieu d’un pré d’herbe tendre et de boutons-d’or.

Et puis parfois, mon Dieu, je ne vous écoute pas,
J’opte pour une autre folie que la vôtre.
Je le sens bien quand je décide autre chose que ce que vous voulez pour moi : je le sens au vent qui me caresse à rebrousse-poil, je le sens aux feuillages qui se détournent et font silence à mon passage, je le vois à ce serpent tapi sournoisement dans les hautes herbes où je marche et à la buse qui se rue sur le pare-brise de l’auto que j’évite de justesse.

En fait c’est assez souvent, mon Dieu, que je ne vous écoute pas,
Je n’en fais alors qu’à ma guise, plus têtue que jamais,
Je me jette dans des bras qui ne m’attendaient pas,
Je goûte à quelques luxes en faisant la moue,
Je dis « je veux », « je ne veux pas », je tape du pied, je dédaigne, je boude, je pleure –de ces larmes vilaines, froides, qu’ont les enfants quand ils sont en colère.
C’est un jeu auquel je suis certaine de perdre, et comme vous m’avez offert d’être une petite fille intelligente, je ne suis pas dupe une seconde,
Pourtant je joue quand même, je cours à toutes jambes vers l’issue fatale, et même quand ce n’est plus grisant je cours encore, je ne parviens même plus à maîtriser mes jambes qui tournent toutes seules emballées en roue libre,
Et puis je tombe.

Mon Dieu, mon Dieu, je n’ai aucune raison de ne plus jouer à ce jeu là
Car le moment le plus délicieux vient après, lorsque blessée, déchirée, humiliée par mes propres vanités, vous me cueillez au sol et m’élevez dans vos bras pour me consoler.
Et vous venez toujours, ces moments-là, dès que je suis rendue à ma nudité, à mes larmes sincères, vous accourez,
Vous n’avez jamais oublié de venir,
Vous n’oublierez jamais,
Vous me faites alors les pavots plus enflammés qu’à l’ordinaire dans l’or des champs de blé,
Vous me faites le chant des rivières si limpide, le parfum des roses si subtil, l’orage si palpitant
Que la joie me revient.

Je suis vraiment votre enfant chérie, mon Dieu,
Là-dessus je n’ai aucun doute, même au milieu de la nuit, même avec cette brûlure qui dévore mon cœur rouge sang dans le cœur noir de la nuit, cette certitude veille,
Infime, mais souveraine. (...)

Extrait- Héloïse Combes 2015. 

mardi 10 novembre 2015

Femme

Femme joie, femme douleur
Femme mère, femme désir
Femme flamme, femme fleur
Femme douceur, femme révolte
Femme fougue, femme sommeil
Femme lune, femme soleil
Femme rubis, femme saphir
Femme forte autant que fragile

Femme au ventre qui couve les eaux profondes et mystérieuses de l'humanité, tous les enfants heureux, tous les enfants blessés

Femme au cœur qui recèle les espoirs les plus purs et les pires misères


Femme qu'on bat, femme qu'on rabaisse
Femme qu'on aime, femme qu'on caresse
Femme qui pleure son enfant avorté
Femme qui rentre trop tard d'un travail harassant
Femme qui berce son bébé sur son sein
Femme qui chérit la Vie et le ciel bleu
Femme qui soupire d'aise au parfum du jasmin
Femme qui cache à ses proches un amour trop brûlant
Femme qui prie pour un monde meilleur
Femme qui repeint des volets vert amande
Femme qui rougit dans sa robe de mariée
Femme qui danse les pieds nus dans la mousse
Femme qui gémit sur un lit d'hôpital
Femme qui aime les voiliers, les colombes
Femme qui essaie une jupe en sifflotant
Femme qui attend sur le pas de sa porte
Femme qui maudit celui qui l'a souillée 
Femme qui prend les armes
Femme qui tient la main d'une autre femme
Femme qui passe les doigts sur le tronc d'un vieux chêne
Femme qui chante la nuit pour un enfant malade
Femme qui pleure de joie aux bras de son amant
Femme aux talons qui claquent dans la ville hébétée
Femme qui fume sa cigarette en rêvassant
Femme qui se balance comme une enfant rieuse
Femme qui voyage seule dans des contrées lointaines
Femme qui fait du feu dans un jardin


Femme roulée en boule dans un lit solitaire
Femme tombée à terre qui se lève en rageant
Femme campée bien droite dans une robe rouge
Femme nue qui regarde la nuit par la fenêtre


Femme aux multiples visages

Femme universelle
Femme




Texte et photo : Héloïse Combes