Les textes et images présents sur ce blog ne sont pas libres de droits, merci de me demander avant une quelconque utilisation.


dimanche 12 juin 2016

Poèmes d'une petite bergère



Soleil


   « Tu es le soleil », je lui ai dit. 
« Non, il a répondu, 
Je suis triste. 
Le monde m'agresse 
Et mes idées sont noires. »

« C'est bien ce que je te disais. 
Le soleil brille malgré lui 
Quels que soient les drames du monde. 
Pour irradier ainsi lorsque tu désespères, 
Il faut que tu sois le soleil. »

Alors il a bien voulu me croire. 
Il a ressorti son tambour 
Et il a fait exploser 
Tout  son or en éclats 
Comme un feu d'artifices.


Héloïse Combes- tous droits réservés



Mes Poèmes d'une petite bergère devraient paraître dans la semaine aux éditions des Cahiers Bleus. 







jeudi 2 juin 2016

La Comédie d'la vie

Un petit point sur ces semaines chargées passées et à venir...
Quand parfois, la vie semble un tourbillon, une danse de printemps accélérando...

La Comédie du livre, c'était chouette. Vraiment.

Trois jours intenses. De belles rencontres avec des auteurs, des lecteurs, des retrouvailles impromptues avec des amis, des professeurs de collège reconnus vingt ans après, un instant interview pour radio Aviva, de nombreux échanges, profonds, joyeux, enrichissants.

Je remercie l'équipe de la librairie Sauramps pour le bel accueil, ainsi que mon fils Clément et ma maman venus m'aider à surmonter mes difficultés liées à l'électrosensibilité.

Photo © Sauramps librairie

Photo © Sauramps librairie



Merci également à mes éditeurs ( Gallimard, Oskar, La Rémanence, Yseult, et Alice Lyner ) pour leur confiance.

Un livre de plus arrivera bientôt. Il s'agit d'un recueil de poèmes auquel je tiens tout particulièrement, qui paraîtra aux Cahiers bleus, une collection de poésie dirigée par Dominique Daguet.

J'ai aussi eu droit à une émission radio sur RCF, que vous pourrez bientôt écouter en podcast. Merci à Claude Gavach, pour ce dialogue sur la vie, l'écriture, les chemins, le chant, le rêve, la foi. J'en fus émue...

Côté musique, nous préparons un programme intitulé Les sentiers du cœur, que nous proposerons entre autres lors d'un concert à Saint Roman de Codières, magnifique village cévenol, dans le cadre du festival Les Romanesques.
http://www.lesromanesques.fr/




Mais avant ça, je m'en vais me ressourcer quelques jours au calme, sans oublier de vous offrir ce petit clip tourné hier avec le matériel du bord, dans le village des Matelles. Histoire de se dire que la pluie, la pluie avec son clapotis, quelques roses, un chat de gouttière et un peu de rêve, c'est joli aussi ;-)

Héloïse

 

lundi 16 mai 2016

Errances autour de Gargilesse

Et voici-voilà, l'éditeur me prévient que mon livre Errances autour de Gargilesse vient d'arriver !
"Cet ouvrage propose, à travers un regard poétique, une promenade autour du village de Gargilesse. "

128 pages de mes photos au Leica : des arbres, des chemins, des rivières, des visages, des brumes... des rêveries... même quelques farfadets !

Voilà dix ans qu'un peu par hasard, j'ai atterri à Gargilesse. J'y ai passé les plus beaux moments de ma jeunesse, dans le chalet sur la colline qui surplombe le village. C’est là qu’un jour, un vieil ami, quelques mois avant de mourir, a extirpé du grenier le Leica M3 de sa jeunesse et qu’il me l’a donné. Alors, un peu par hasard encore, j’ai pris mes premières photos, domptant comme je pouvais le mythique appareil aux réglages manuels, les pellicules, les objectifs ... 
On connaît Gargilesse village d’artistes, le festival de harpe, la maison de George Sand... C’est surtout l’autre face des lieux qui m’a touchée. L’envers du décor. Les ruelles silencieuses abandonnées les deux tiers de l’année aux rares habitants, aux chats, aux hellébores et aux pervenches groupées au bas des murs. (...)

Ceux qui souhaitent le commander, c'est possible sur le site des éditions Alice Lyner : http://www.alicelyner.fr/…/b…/errances-autour-de-gargilesse/






Je rappelle aux Héraultais que je serai les 27 et 29 mai sur le stand de la librairie Sauramps à la Comédie du livre de Montpellier pour dédicacer mes livres.

Belle semaine à tous,

Héloïse



samedi 7 mai 2016

Nous, les arbres

Chers tous,
Vous savez sans doute que je suis une adepte du livre papier.
Cependant, suivant les demandes et arguments de certains amis - " Pourquoi laisser dormir des poèmes dans des tiroirs alors que nous pourrions en profiter ?... Tu n'aimes pas lire sur l'ordi, mais nous, si !..." Etc, etc...-,  je me suis décidée à tenter une expérience et mettre en vente ce recueil de poèmes et photographies en format numérique - une version papier viendra, mais plus tard.
Je vous en ai déjà présenté quelques extraits par mail ou sur mon blog. Si vous les avez aimés, n'hésitez pas, le "livre" coûte 3,06 € ( erreur de manipulation ou fantaisie du site, ces six centimes ? )
Pour l'acheter, c'est par ici : https://www.amazon.fr/dp/B01F9FRUXK
Bises,
Héloïse
NOUS, LES ARBRES. 
" Nous n'ignorons pas que le monde souffre. 
Voyez nos bras lancés vers le ciel, groupés en un seul élan de supplication silencieuse. 
Voyez le vieux saule arthritique, et l'acacia chétif aux doigts noueux : de toutes les forces qui leur restent, ils tendent vers le haut. 
Jamais aucun d'entre nous n'a cessé de prier. "


" Le rire d'un enfant grimpé sur une branche : Soudain voilà notre forêt réconciliée avec l'humanité entière !"


Textes et photographies Leica M3 : Héloïse Combes Tous droits réservés

lundi 2 mai 2016

Dans l'ombre de toi




Dans l’ombre de toi il y a
Des lavandes couchées,
Un mouchoir égaré
Et un papillon roi...

Il y a
Un lézard, un grand verre,
Sur un muret de pierre
Le soleil en éclats...




Chanson extraite du disque La nouvelle H 

Paroles et musique : Héloïse Combes
Chant : Héloïse Combes
Piano : Guilam
Violoncelle : Janice Renau
Flûte et tambour : Goffredo Degli Esposti


mercredi 6 avril 2016

Électrosensibles : supplique au Président.

Ce blog est avant tout un blog artistique.

Mais vous n'êtes pas sans savoir que je suis électrosensible.

Mon corps ne supporte pas les ondes électromagnétiques, ce qui engendre chez moi : manque d'oxygénation du cerveau, et de ce fait vertiges, migraines, douleurs musculaires, troubles de la mémoire et de la vue, etc, etc... Mon quotidien est donc totalement perturbé et difficile.

A la demande de nombreux autres électrosensibles, je viens de composer une chanson pour défendre notre cause.

La voici :



Nous représentons à ce jour 5 % de la population française soit environ 3 300 000 citoyens. Nous sommes devenus électrosensibles en raison du déploiement rapide, invasif et généralisé des technologies sans fil.

Nous voulons alerter l'Etat français quant à nos souffrances 
et que l'électrosensibilité soit reconnue et prise en charge. 

Nous réclamons que la population soit mieux informée sur les impacts sanitaires des champs électromagnétiques. 

Il est urgent que des recherches indépendantes et approfondies soient menées sur le sujet et que les recherches alarmantes déjà existantes soient réexaminées et prises en compte. 

Les personnes électrosensibles devraient pouvoir se réfugier dans des lieux non exposés aux ondes électromagnétiques, lieux appelés « zones blanches », qui existent dans plusieurs pays à travers le monde mais pas encore en France. Nous appelons donc à la création officielle de zones blanches. 

Il nous semble indispensable, par précaution, d'abaisser l'exposition générale de la population aux champs électromagnétiques, notamment en ce qui concerne les enfants, d'interdire la wifi dans les établissements scolaires au profit de l'internet filaire. 

Nous appelons l'État français à faire de l'impact des champs électromagnétiques sur la population une priorité sanitaire. 

 " Monsieur le Président, 
Nous sommes des enfants 
De la patrie et de la Terre.
Monsieur le Président, 
Nous aimions simplement 
L' amour, la joie et la lumière.

Nous sommes des milliers, sans doute des millions, 
La masse embarrassante des électrosensibles, 
Qu'on laisse sans statut, sans soins, sans attentions, 
Qu'on oblige à errer, démunis, invisibles.
Pourquoi faire de nous ces parias, ces damnés, 
Forcés de nous cacher dans le fond des forêts, 
De masquer nos visages sous des voiles d'argent, 
De perdre nos emplois, nos maisons, nos enfants ?...

Les antennes-relais, sur la moindre colline 
Se pressent, se bousculent, dominent nos vallées 
De leurs longs doigts brandis vers la course au progrès 
Et qui pointés sur nous sont des armes assassines.
Partout où sont leurs ondes, nous sommes forcés de fuir 
Car elles nous font souffrir, trembler, chuter, vomir, 
Attaquent nos cerveaux, détruisent notre sang. 
Que vaut donc notre sort aux yeux des dirigeants ?

Nous souffrons dans nos chairs et craignons pour nos frères
De plus en plus nombreux à rejoindre nos rangs,
Notre troupeau de l'ombre, notre lot de misère,
Le lot des sacrifiés au profit de l'argent.

Monsieur le Président, n'est-elle pas venue, l'heure
De nous tendre la main en toute humanité  ?
Recevez donc nos craintes, entendez nos douleurs,
Rendez-nous notre vie et notre dignité. "


Héloïse Combes Tous droits réservés.




jeudi 31 mars 2016

Actualités.

Quelques nouvelles dans mon planning à vous faire partager :

  • Isa la trop blanche et le thé de l'amitié sortira dans quelques jours aux éditions Yseult.
Il s'agit d'un album pour enfants illustré par Sess. Une histoire d'amitié sous les grands cieux sénégalais, brodée autour d'une coutume africaine... Mais chut, je ne vous en dis pas plus... 
Vous pouvez d'ores et déjà me commander un exemplaire dédicacé du livre (il coûte 12 €) avant sa sortie officielle, par simple mail ( rubrique contact ). 









  • Dans un tout autre registre, paraîtra également bientôt un livre de mes photographies Leica aux éditions Alice Lyner : Errances autour de Gargilesse. Je vous en reparlerai prochainement.




  • Côté musique, je viens d'enregistrer une chanson pour défendre la cause des personnes électrosensibles ( dont je fais partie ). Je la partagerai ici sous peu.


  • Et notez que le 18 juin prochain, je participerai au festival Les Romanesques, dans le très joli village cévenol Saint Roman de Codières, dans un programme intitulé Les sentiers du cœur, accompagnée par Guilam, Janice Renau-Pouget et Goffedo Degli Esposti.
Vous trouverez tous les renseignements sur le site du festival, et je crois que les réservations sont déjà possibles :




Voili-voilà !

Grand merci à vous qui me suivez,

Héloïse

mercredi 24 février 2016

Et zut !

Qu'on ne me dise plus que je pourrais gagner en popularité en étant plus « moderne » ! Grrr... !

Si j'ai pris le parti d'écrire sur la lumière, de photographier les fleurs et de chanter l'amour, c'est bien un choix entêté et non une étourderie. Parce que je suis persuadée qu'on a plus que jamais besoin d'une avancée vers la source – je n'écris pas « retour aux sources », on me traiterait de passéiste quand je ne le suis guère. Par « source », je veux dire "essence de ce qui est éternel", passé, présent, futur, réunis. Parce que les modes passent - de nos jours, elles n'ont même pas ce charme et avortent dans l’œuf, tant on a déjà tout fait, tout vu, tout essayé... Parce que les fleurs, la lumière, l'amour, eux, sont intemporels en tant que miracles inhérents à la Vie.
Non, je ne suis pas née avec un siècle de retard.
En quoi est-ce qu'aimer la simplicité, le douceur, la sincérité, serait dépassé ?
Oui, je sais chanter plus fort, montrer mes fesses, me trémousser, oui je pourrais écrire des mélodies dégingandées, des textes délurés, ou pourquoi pas emprunter ce style poétique austère, ce ton blasé, soi disant « contemporains » et qui ne le sont plus du tout depuis le temps qu'ils sévissent...
Oui mais seulement ça ne m'intéresse pas !
Dans une société qui court à toute vitesse vers le chaos, en proie à une exaltation forcenée et sans joie, j'ai préféré me recentrer sur ce qui me semble essentiel. Un brin d'herbe, une larme, un oiseau, un sourire, le ciel, qu'en sais-je, ce dont la vie ne pourra jamais se départir sans quoi elle ne serait plus la vie.
Non, tout n'a pas déjà été dit. Tant que le mystère de naître et de mourir demeurera il y aura toujours à creuser, à douter, à s'extasier, à trembler. Et les réponses ne sont pas forcément du côté concret où l'homme s'évertue à les chercher... Je crois qu'un artiste se doit d'être un peu visionnaire, de pressentir au fond de lui une part du mystère et tenter de la restituer, à lui-même et à ses semblables, humains qui sommes là, réunis sur cette terre sans savoir pourquoi, qui sommes nés, qui allons mourir sans explications, et qui cheminons entre ces deux points et peut-être par-delà.
Je suis persuadée que la voie de l'avenir passe par cette « avancée vers la source », ce « recentrage » sur l'essentiel, que les brins d'herbe ont autant à nous apprendre sur le mystère d’Être que les grands scientifiques, et qu'écrire comme je le fais est résolument plus hasardeux mais je dirais aussi plus sensé qu'inventer une énième déstructuration littéraire ou tenter des contorsions vocales. 

Je remercie tous les autres artisans au service de l'amour, du ciel, de la lumière. Nous sommes nombreux, et si nous ne sommes pas aujourd'hui des plus populaires, je crois que nous avons raison de continuer et de ne pas céder aux sirènes exaltées qui s’essoufflent dans le chaos du monde.
Je ne suis ni avant-gardiste ni passéiste, je ne cherche ni la reconnaissance ni l'argent, je porte modestement mais avec fierté ce rôle là. Ce rôle d'amoureuse des gens et des arbres, ce rôle d'errante au gré des chemins, ce rôle d'exploratrice des sentiments et des mystères. De tout mon cœur. C'est tout. Et ceci était une petite mise au point pour ceux qui me tannent avec les "tu pourrais être plus populaire, plus fortunée, etc, etc..." Et zut !! émoticône wink

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Héloïse.

vendredi 19 février 2016

Rassasiée d'amour

" Ta voix me manque,
Tes rires me manquent,
Te voir vivre et bouger vêtu de cette chemise à carreaux qui ne ressemble plus à rien depuis le temps qu'elle attend, suspendue dans le grenier...

Les trajets en voiture sans toi, c'est terrible, quand je repense à ces virées ensemble, à cette joie évidente, radicale, surpuissante, qui s'emparait de nous ; à toutes les libertés, tous les possibles, qui s'ouvraient par miracle au gré des chemins.
Et voir le soleil se coucher depuis le chalet, si je me souviens combien c'était plus beau ensemble, combien c'était grisant et comme devenaient accessibles tous les mystères et le paradis même, c'est à hurler.
C'est à hurler que tu sois mort et me résoudre à vivre privée de ce bonheur.


Mais ton amour ne m'a jamais manqué.
Ton amour, ta mort me l'a laissé intact.
Tu m'as donné d'emblée, dès cette première rencontre ce jour de mai, assez d'amour pour tenir au moins une vie entière.
Il me tient au cœur comme on dit d'une nourriture riche qu'elle nous tient au corps. Mais les nourritures terrestres passent tandis que, chaque matin, je constate que l'amour s'étend. 

C'est sans doute pour ça que malgré les souffrances, je me sens des ailes et tous les courages : grâce à toi, je suis une rassasiée d'amour pour le restant de mes jours ici-bas et peut-être plus encore."

Héloïse Combes tous droits réservés, 19-02-2016