Les textes et images présents sur ce blog ne sont pas libres de droits, merci de me demander avant une quelconque utilisation.


samedi 25 novembre 2017

L'ensauvagé





Je vous annonce avec une grande, grande joie, que mon roman L'ensauvagé paraîtra début 2018 aux éditions Marivole. 
Voici quelques lignes de présentation :
" François, un jeune garçon solitaire et énigmatique, grandit dans un village berrichon.
A travers un récit tendre et poétique, L'ensauvagé sonne comme une ode à la nature, à la liberté, au mystère de vivre, à la grâce des petites choses. "

A part ça, je vais très bien et m'ensauvage loin des écrans, pour le meilleur...

Bises à tous,

Héloïse.

dimanche 2 avril 2017

Lettre à Georges Brassens


" Cher Georges Brassens,

Dans le salon de ma petite maison de Gargilesse, il y a cette grande photo de vous. Quand j'arrive vous me souriez. Vous êtes assis quelque part à l'extérieur, un sécateur à la main. Vous me regardez, avec ce léger strabisme. Je vous regarde -le strabisme, j'ai le même...-, je vous souris, et ça me rend heureuse, de vous voir.
La photo, je l'ai achetée à Sète, dans le petit musée qui vous est consacré. La visite du musée ne m'a pas appris grand chose, votre vie, vos chansons, je les connaissais déjà par cœur, mais j'ai aimé la dernière salle, on vous voit chanter la Supplique pour être enterré à la plage de Sète, aussi grand que nature, debout devant les vagues. Comme j'étais seule dans la salle avec mon amoureux, je me suis assise face à vous et j'ai chanté aussi. 

C'est surtout en sortant que je vous ai retrouvé. Le ciel était bleu ce jour-là, et entre les immeubles, une ligne d'un bleu plus sombre, presque indigo, soulignait l'horizon : un étang. Vous étiez là, avec le soleil qui brillait, avec les mouettes qui tournoyaient, avec la brise chargée de relents iodés et d'odeurs de poisson frit, avec les grands pins parasols dont les houppiers moutonnaient sur l'azur comme des nuages verts. Avec mon amoureux, bras dessus, bras dessous, on a été se baigner, on s'est allongés sur les galets chauds, on a regardé les voiliers au loin, et on a été boire un verre au bar de la Marine, légers, rieurs, comme les amoureux de vos chansons.


Je vous aime pour votre voix rocailleuse et ce petit défaut de langue qui passe comme un souffle sous les nuages, comme un reste d'enfance indécrottable dans la voix mâle.

Je vous aime pour votre bonne tête, pour votre regard franc, pour cet air un peu bourru que vous avez, cet air d'être là où vous êtes tel que vous êtes et puis c'est tout, non encombré de convenances et de chichis.
Je vous aime pour votre bonté, pour votre liberté, pour ce juste équilibre trouvé entre les deux, car si vous ne renoncez jamais à vos idéaux, à votre indépendance, par bonté pour autrui, par ailleurs jamais vous ne sauriez être méchant, méprisant ou aigri au nom d'un idéal. Même ceux que vous critiquez avec délectation -les flics, les curés, le bon Dieu, et tous ces « braves gens » qui vous compliquent la vie-, dans le fond, vous ne sauriez les haïr. Vous vous moquez d'eux, de même vous vous moquez de vous, c'est de bonne guerre, c'est bon de rire, et c'est sans conséquence. Sûre même que si l'un d'entre eux est venu frapper à votre porte, tel l'auvergnat, vous l'avez invité à votre table, car votre cœur ne connaît pas la haine, votre cœur est bon comme du pain, chaud comme un soleil, simple comme celui des animaux que vous aimez tant -chats, chiens, la cane de Jeanne, le petit cheval blanc, et tous les volatiles, et tous les mammifères de toutes les espèces...

Au voleur venu vous cambrioler, vous offrez une chanson. Les râleurs, les bigots, les harengères, les salauds, vous leur taillez de beaux costumes à coups de rimes railleuses et de jurons savoureux que vous prononcez en salivant et rougissant tel un garçonnet se délectant d'un bonbon interdit, puis vous leur tapez sur le ventre, prêt à leur payer un coup.

Le bon Dieu, vous ne le ménagez pas non plus, ni la Camarde dont vous parlez comme d'une personne, mais à votre façon de les évoquer si souvent, de leur faire des clins d'oeil sans oser les tutoyer, je vous retrouve une fois de plus comme un enfant, téméraire et timide à la fois, un enfant fier et entêté lorsqu'il craint, pudique et gauche lorsqu'il aime.
Avec les femmes vous ne prenez pas de gants, et c'est très bien. On vous reproche parfois cela, on vous traite de misogyne, non, vous rudoyez simplement les femmes de même que les bonshommes, d'égal à égal, tous dans le même panier de crabes, les cons et les salopes, les putains et les pendards, les commères, les voyous, et tous autant qu'ils sont, ils sont aussi pour vous, les mêmes, des petites fleurs et des copains au bois de votre cœur, des filles de joie que vous défendez poings serrés, des braves Margot des campagnes dont vous tombez fou amoureux, des auvergnats, hôtes et hôtesses aux larges tables, aux foyers miteux, frères et sœurs de misère et d'hospitalité que vous chérissez, des Hélène, Marinette, Pénélope, des Jeanne, des pauvre Martin avec à la lèvre un doux chant, simplement des humains, ni pitoyables ni grandioses mais fragiles et vaillants quand même, et c'est pour eux, pour nous tous, que vous chantez, en frère, vous, notre semblable, avec vos failles et votre courage, avec toute la tendresse du monde vous nous chantez cette vie simple et grande, rude et belle, cette vie des petites gens et du grand ciel bleu, cette vie où se succèdent des amourettes et des enterrements, cette vie où les petits détails du quotidien priment sur les grandes idées, cette vie que vous avez traversée et il m'est bon de le savoir, de vous imaginer, enfant courant sur le vieux port, adolescent viré du lycée mais prenant goût à la poésie grâce au prof de français, jeune homme bécotant une amoureuse sur un banc public ou sous un coin de parapluie, puis aimant cette femme de trente ans votre aînée, la Jeanne, dont « l'auberge est ouverte aux gens sans feu ni lieu, on pourrait l'appeler l'auberge de Bon Dieu », qui vous héberge avec son compagnon ivrogne dans ce taudis qui est aussi un paradis où courent des chats errants, des chiens cagneux, des canards, une tortue, et de pauvres bougres avec qui il faut partager la maigre pitance, les chaises qu'il faut parfois brûler pour avoir chaud, les repas dont le couple se prive pour payer l'édition de votre premier livre à quelques dizaines d'exemplaires, un jour le succès, le succès qui ne vous change pas, vous demeurez le même jusqu'au bout, l'amant, l'enfant, le bon copain, celui qui travaille d'abord ses mélodies sur un affreux petit orgue dont il sait à peine jouer et s'écrie vers l'ami bassiste : « Putain, c'est bon ça, non ? », celui qui ne cesse de craindre la scène et transpire en public comme s'il allait se liquéfier, celui qui court sur la plage en maillot remonté jusqu'au nombril, poursuivant des gosses de l'eau plein la bouche, celui qui baisse les paupières en chantant au vieux Léon que pour son enterrement « les copains suivaient l'sapin le cœur serré, en rigolant, pour faire semblant de n'pas pleurer », celui qui, interviewé avec Brel et Ferré, répond des choses sobres et évasives quand les deux autres ont des certitudes et de grandes idées arrêtées.

Je ne veux pas avoir de certitudes, cher Georges, je ne veux pas refaire le monde avec de grandes idées. J'aime la vie telle qu'elle est, dure et belle, blessée et si douce, ses joies et ses tracas de chaque jour. Vous voyez, la petite maison où veille votre photo, elle est toute de guingois, pleine de fissures, à peine plus confortable que l'impasse Florimont, oui, mais elle est pleine de poésie et de souvenirs, elle était à un ami que la Camarde est venu emmener, et par les carreaux fêlés, on voit la lune et les étoiles, et les fleurs de printemps. J'aime y mettre vos disques, entendre votre voix parmi celles des oiseaux, parfois les enfants sont là et ils esquissent une danse, une autre fois les copains montent, on rit, on pleure, on fait bouillir de grosses marmites de spaghetti, on ouvre une boîte de sardines, je crois qu'alors on est heureux. Vraiment. Vous savez, je suis malade - électrosensibilité, ils appellent ça, une maladie des temps modernes-, et chaque jour la tête me tourne, j'ai mal, je titube, mes oreilles sifflent, il faudrait en vouloir au monde il paraît, alors je râle un peu, je m'insurge, et puis je hausse les épaules, le monde, je ne le hais pas, j'aimerais seulement pouvoir faire quelque chose pour qu'il aille un peu mieux, en attendant, la vie est belle, je tiens debout, j'ai un amoureux, trois enfants, des amis, un toit, et tout autour il y a le ciel, les forêts, les rivières -même que, quand vous chantez, vous portez jusqu'ici, dans le Berry, l'air de la mer, le bleu du ciel de Sète et le bruit des vagues. 

Vous êtes mort un mois après ma naissance, nous n'aurons respiré le même air sur cette Terre que pendant un petit mois, pourtant cela ne veut rien dire tant vous êtes présent à mon cœur.


Je vais vous avouer quelque chose. Je risque de rougir, car, timide, je le suis autant que vous.

J'aurais aimé être votre petite sœur. On aurait été à la chasse aux papillons. J'aurais piqué des pâquerettes dans votre moustache, on aurait juré après les braves gens qui me critiquent souvent moi aussi et puis on aurait ri, ça ne fait rien, ils ne sont pas méchants, juste un peu cons, on aurait chanté à l'unisson "Qu'elle est belle, la liberté !", on se serait servi un verre ou deux, ou trois, vous auriez fumé la pipe et moi des cigarettes, et les copains auraient frappé à la porte, votre Püppchen et mon Gilles, mes lutins Emma, Clément, Roman, et toute la famille, l'Ami Jean-Claude, puis Hervé et Mumu, Georges et la chatte Loula, Bruno et le chien Toto, Angela et Willem, la Jeanne et Marcel, Pascal, Titi, Jean-Mi, Marie la douce, la belle Constance, Margoton la bergère, Christophe, Jimmy et Jeannette, Brice et Benoit, Dame Guenièvre, Goffredo le troubadour et Patrizia qui chante haut la Vie, Guilam à sa guitare et le vieux Léon à l'accordéon, Janice au violoncelle et Yvon au clavecin, Marylène la romantique, Dany le pirate, le grand Pierre appuyé à l'épaule de Josépha, même Charles-Henri qui est un peu curé -sourires...
Pourquoi vous me regardez comme ça ? Vous êtes d'accord ?

Chiche. On se serrera !"


Héloïse le 2 avril 2017 ( je n'ai pas trouvé la photo qui est dans mon salon, j'en mets donc une autre pour illustrer ce texte.)

dimanche 26 mars 2017

Un air de Paix dans le printemps qui vient



Un air de Paix dans le printemps qui vient...

Ce chant, reçu de mon Ami, contient des éléments issus de deux mantras :

Asatoma sad gamaya
Tamaso ma jyotir gamaya
Mrtyorma amrtam gamaya

Sarvesham svastir bhavatu
Sarvesham shantir bhavatu
Sarvesham purnam bhavatu
Sarvesham mangalam bhavatu

Om, Shanti, Shanti, Shanti


Conduis-nous de l'asat vers le sat ( de la non-existence vers l'existence)
Conduis-nous des ténèbres vers la lumière
Conduis-nous de la mort vers l'immortalité

Que le bonheur soit en nous
Que la paix soit en nous
Que la plénitude soit en nous
Que la prospérité soit parmi nous

Om, Paix, Paix, Paix

Beau, très beau printemps à tous,

Héloïse.

mercredi 15 mars 2017

L'interview décalée

Merci à Ainégue Ariexiet pour son interview décalée ;-)

1-Bonjour Héloïse Combes, merci d'avoir accepté de répondre à mon questionnaire.
Présentez vous en quelques mots.
Je vous dirais que j'aime flâner sur les chemins, écrire, rêver, être avec mes enfants...

2-Le principal trait de votre caractère ?
Amoureuse-aimante-aimée... Amoureuse de Vivre... Y a-t-il un mot pour résumer ça ? Vivante, peut-être...

3-Celui dont vous êtes le moins fière ?
D'être anxieuse, ça peut être pénible pour moi et pour mon entourage, et puis je n'aime pas ça, je trouve qu'on devrait être confiant au lieu de ressasser, d'anticiper, de ruminer, confiant en la Vie et en ceux qui nous aiment, et de ce fait abandonné à l'instant présent.

4-Quand vous passez a table c'est avant ou après avoir mangé ?
Avant. Sourires...

5- Ce que vous détestez chez les autres ?

Le manque d'empathie, le fait de porter un jugement sur la façon dont vivent les voisins, l'étroitesse d'esprit qui sévit et incite les gens à vivre sans imagination, le nez collé à la vitre des convenances...

6-Dormez-vous avec vos portes de placard ouvertes ou fermées ?
Peu importe, si elles sont ouvertes elles peuvent le rester, j'ai l'habitude des vieilles maisons où rien ne ferme, et puis je m'entends bien avec les fantômes – sourires...

7-Votre livre de chevet ?
En ce moment, Ce jour-là, d'André Dhôtel. Je découvre cet auteur avec ravissement. Je veux lire tous ses livres. Ses pages sont comme des chemins bordés d'arbres, on s'y promène paisiblement, on y croise à la fois des gens de la campagne et d'étranges apparitions, et la vie la plus banale y est miraculeuse. J'aime que les livres soient « bienfaisants » : ceux de Dhôtel le sont, ils apaisent, ils tirent tout du côté de la lumière, ils nous réapprennent à voir la vie comme un enfant, avec simplicité et émerveillement.


8-Dormez-vous avec votre couette pliée vers l'intérieur ou l'extérieur ?
Je n'ai pas de couette, rires... De bonnes vieilles couvertures et un couvre-lit cousu par mon arrière-grand-mère fourré avec la laine de ses moutons !

9-Les trois basiques de votre dressing ?
Je mets ce qui passe... J'aime les robes longues et colorées, les sarouels, les imprimés fleuris, les tissus doux au toucher, les vêtements qui ont une histoire...

10-Vous souriez toujours pour les photos ?
J'essaie, mais comme je suis timide je peux rougir ou grimacer à la place...


11-La musique de votre vie ?
Bach. Mozart aussi... Je ne saurais pas dire entre les deux. Bach pour la Lumière, le ciel, la paix. Mozart pour l'enfance, la joie, la fraternité... Et puis Brassens, pour tout ! Sourires...

12-Quand vous dites NON-NON pensez vous à OUI-OUI ?
J'essaie de dire ce que je pense.

13-Si je vous invite à un dîner de cons quel casting me suggérez vous ?
Parmi les politiciens, vous n'aurez guère de mal à trouver... Mais je déclinerai votre invitation, ou alors on ira boire un verre au bistrot à côté pendant qu'ils s’entre-tuent !

14-Votre truc antistress ?
Laisser mon ego et les problèmes à la maison et filer me promener sur les beaux chemins berrichons, ou bien quand je suis dans le sud, au bord de la mer ou dans les Cévennes.
Il y a aussi de bonnes lectures et musiques antistress, entre autres Bach, Mozart et tant d'autres tous styles confondus, et pour l'écriture Dhôtel, Bobin et autres...

15- Si je vous dis que mes questions sont un peu à la con, le pensez vous vraiment ?
On peut trouver pire, ça va ! Rires...

16-Un luxe ?
Vivre.

17- Votre regard vers le futur ?
Lumineux en dépit de tout parce que malgré le bruit des armes et les drames que font les hommes, il y aura toujours l'Essentiel : des oiseaux au ciel, des fleurs et des brins d'herbe, des mères qui bercent, des enfants qui jouent, des ruisseaux qui chantent, des forêts qui se taisent, des amoureux qui s'enlacent, des amis qui boivent un café, la mer, le ciel et ses étoiles, le printemps, le soleil... Quand le monde replacera l'essentiel à sa juste place, ça ira mieux...

18-Pourquoi avez-vous choisi votre ou vos métiers ?
J'ai plutôt choisi de ne pas avoir de métier. J'écris, je chante, ce sont des luxes comme se promener, rêver... Ecrire demande beaucoup de temps, de soins et toute mon attention, parfois un livre paraît et ça rapporte un peu d'argent, pour autant je ne pourrais pas mettre le mot « métier » dessus, c'est une façon d'exister, de cheminer, c'est tout... Quand je dis « des luxes », ça ne veut pas dire que tout est facile : en faisant ce choix de ne pas avoir de « vrai métier », on accepte d'avoir une existence singulière, d'être un peu en marge aux yeux du monde, de vivre de peu de sous, de ne pas savoir de quoi sera fait le lendemain, etc... C'est un chemin comme un autre, avec sa rudesse, ses embûches parfois, mais je ne le regrette jamais en rien parce que chaque jour je vois le ciel, les fleurs, j'ai le temps de m'occuper de mes enfants, d'être auprès de ceux que j'aime, de réfléchir au sens des choses, et je me sens libre, intensément vivante.

19- Posez une question que vous aimeriez que je vous pose.
Où en est le printemps ? Et alors je vous parlerais des amandiers en fleurs qui jettent leurs branches sur le ciel bleu, de l'odeur des violettes dans le jardin et des frimousses des premières jonquilles... C'est si beau, le printemps...

20-Qu'aimeriez vous qu'on dise de vous ? 
Euh, alors là, aucune idée, je cale... Qu'on dise ce qu'on veut... Elle est pas un peu à la c... cette question, non ? Rires...


lundi 6 mars 2017

Fichues pollutions...


Fichues pollutions... Pesticides, ondes électromagnétiques, etc... Un enfant sur soixante naît autiste, les cancers se multiplient, les enfants vivant près d'antennes-relais développent des leucémies... Quant à Alzheimer... 

On fait quoi, quand on ressent cette triste réalité dans tout son corps parce qu'on est électro-sensible ? On essaie d'en parler, on fait une chanson, quelques articles dans les journaux. Coups d'épée dans l'eau : huit personnes sur dix n'écoutent rien. Deux vous écoutent, vous plaignent mais ne changent rien à leur façon de vivre, portable, wifi, etc... Une exception parfois...
On sait que c'est un drame, un scandale sanitaire mondial qui couve, on sait que des enfants meurent en silence, dans le déni total, on sait qu'on nous leurre, qu'on nous assassine au nom de l'argent et que la population est presque complice, enfermée dans un "aveuglement de confort". On sait que c'est comme l'amiante ou le "médiator" en leur temps, en pire puisque ça touche l'humanité entière.
Oui mais on fait quoi ? On en crèverait tellement c'est écœurant et lourd à porter, comme vérité. Mais on fait quoi ? On continue, que faire d'autre, de vivre malgré les souffrances cette vie belle malgré l'horreur, et on continue d'en parler, au moins pour les quelques exceptions qui soudain débranchent la wifi, jettent le baby-phone de leur bébé et éteignent leur portable la nuit. On se dit que c'est mieux que rien, quelques vies protégées... Mais enfin... Soupirs...


Merci au professeur Belpomme d'oser parler. Puissions-nous l'écouter, protéger nos enfants, changer, changer, changer les choses :




lundi 5 décembre 2016

Ma boutique

Chers tous,


L'année 2016 a vu paraître plusieurs de mes livres.

Je fais ici un récapitulatif de ce que je peux vous proposer de commander à l'approche des fêtes de fin d'année.

Concernant les disques, je vous rappelle que vous pouvez les commander sur Amazon ( en cliquant sur le titre de l'album choisi, ci-dessous ) ou directement par mail dans la rubrique "contact" :


- La nouvelle H, CD 13 titres de chanson française.

- Eaux douces, CD 8 titres de chanson française.

Au royaume des canailloux, chansons pour enfants sur instruments anciens.









En ce qui concerne mes livres :

- Mes Poèmes d'une petite bergère (éditions Les Cahiers bleus) sont à commander sur Amazon ou directement par mail, dans ce cas le recueil vous parviendra dédicacé. 





- Le livre de photographies argentiques Errances autour de Gargilesse  (éditions Alice Lyner) par mail ou en cliquant sur le titre



- Pour les petits, Isa la trop blanche et le thé de l'amitié ( Yseult éditions ), c'est par là : http://www.editionsyseult.com/livre/isa-la-trop-blanche-et-le-the-de-l-amitie


- Le roman Mon bel orage ( éditions de la Rémanence) est disponible en format papier ou numérique. ( Cliquer sur le titre )




- Le conte en prose et haïkus La sagesse du maître de thé illustré par Georges Lemoine ( Gallimard) est toujours disponible http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Hors-serie-Litterature/La-sagesse-du-maitre-de-the




- Pour les plus jeunes, La petite nageuse du Nil, illustré par Georges Lemoine ( éditions Oskar ) est toujours disponible. http://livre.fnac.com/a7290046/Heloise-Combes-La-petite-nageuse-du-Nil




Je vous souhaite un bel hiver tout en chaleur humaine, douceur et lumières,
A bientôt,
Bises,

Héloïse. 

mercredi 30 novembre 2016

Ne me cherche plus

Ne me cherche plus, dis

J'ai l'humeur fugueuse, oui
Ce besoin d'aventure
Velléités obscures
De chevrette étourdie
Je suis dans la voiture
Écoutant Bellamy 
Roulant à folle allure
Tandis que vient la nuit
Je suis aux confitures
Du jardin de mamie
Oh la la que d'orgies
Pomme douce, figue, mûre
Relents de ce pays
Où l'enfance perdure
Et où ne se raturent
Les rêves éblouis


Ne me cherche plus, dis

Je suis sous les ramures
Chargées de chants jolis
Ou parmi le murmure
Joyeux des ancolies
Je suis à la pâture
Avec la tendre Etty
Et les agnelles pures


Je suis dans ce taudis

Laisse si je m'ennuie
Qu'avec désinvolture
Je fume et m'assombris 
Demain viendront l'azur
Et tous les infinis
Que connaît la Nature
Aux matins de la Vie


Laisse, laisse moi mes fêlures

Ne me cherche plus, je t'en prie
Je suis dans le vent, évanouie
Avec les avoines, mes sœurs
Je suis avec la lune, unie
Qu'importe la ronde des heures
Je suis l'or qui te stupéfie
Depuis que j'ai sacré ton cœur
Vois, il scintille sous la pluie
Mieux que tous les galets polis
Qu'exaltent l'eau claire et l'aurore
Et j'ai épousé tous les morts
Avec un seul, je ne l'oublie...


Depuis la ligne de ma vie

S'étend trop loin de notre sort
Il ne sert à rien que tu pleures
Sur ces entrelacs évanouis
Ne me cherche plus, n'aie pas peur
Il nous est acquis, le trésor
Contente-toi de cette nuit
Que je n'oublie ni ne renie
J'y dors
Avec l'éternité



Héloïse Combes 30 novembre 2016 Tous droits réservés